guignol_1-2Ah Guignol ! Mon command*qui va à la Fête en bas d’ chez toi et qui me raconte ensuite, le lundi soir de la Ste Rosine, il a failli pas s’y rendre tellement le menu lui semblait peu consistant. Lui, il a bon appétit et il avait peur, comme avec certains restaurants, d’avoir encore faim en sortant. Ben, il a bien fait d’ se forcer un peu, il est revenu plutôt benaisé*.

Après que l’aide de camp à plein de choses et au Durable du Premier de Craponne, elle ait ouvert le bal, une charmante savante a emmené l’assistance courir, non pas les bas fonds de Craponne, mais les fonds de vallons humides de l’Yzeron et autres cours d’eau. Y’a ben un auguste municipal de Brindas délégué au S.A.G.Y.R.C qu’a essayé de savoir comment ça se passait entre le projet Nature Yzeron de Craponne et le syndicat de rivière mais sa question n’a pas vraiment provoqué l’enthousiasme de nos voisines et leur réponses ont été bien évasives. Va donc savoir Guignol, pourquoi le syndicat d’aménagement et le projet Nature Yzeron ne confluent pas vraiment. P’têt quèques bisbilles politiques…C’est que not’Yzeron, il en arrose des cités…Remarque, au passage, mon command* a pas bien saisi pouquoi nos voisins de Craponne, i sont venus subitement faire de la réclame pour leurs bonnes œuvres aquatiques et faunistiques. I sont un peu arrivés comme un cheveu sur la soupe de grenouilles*. Mystère. P’têt’ que ce début de soirée était gracieusement offert par l’uèmepée craponnoise sous forme d’un délicat bal masqué avec des artistes déguisés en écolos ? Ah Guignol, c’est qui connaissent la musique à l’uèmepée. Ou ben alors, ce ne sont p’têt’ que des patrigots*, des japillages* de langues de couleuvres de fonds humides…

Bref, revenons à nos fonds de vallons humides comme qu’elle les appelle, la chenuse* savante de la faune. «Salut, blaireaux, oiseaux rares, chauves-souris, amphibiens, reptiles, lépidoptères », comme aurait pu clamer La Fontaine ! Ces fonds de vallons humides sont une véritable mine de trésors faunistiques. La palme de la soirée revient sans conteste, non pas au canard col vert, mais au triton crêté. Une pure merveille selon la charmante savante ; elle craque, elle craque, c’est son fifi*, le triton crêté.

Pi, y’a Les Hotteaux, t’sais ben Guignol, le pôle itec, (high tech en Grand Breton) pour l’agriculture. En plus du Ratho où i font des expériences, des recherches , non pas avec les bêtes, mais avec les plantes, maintenant, y’a les taureaux. Mais, il y aurait aussi des trésors de petites bêtes rares, qu’elle a conté, la savante chenuse*. Les Hotteaux, ça leur plaît bien à ceusses de Craponne-sur-Yzeron. Guignol, confonds pas not’ voisine avec la cité de la Haute(Loire), du Quatre-Trois, baignée elle, par l’Arzon.

Ne perdons pas de vue Les Hotteaux. P’têt’que Craponne, elle va faire une offre d’achat à Brindas, pour la continuité de circulation sur les sentiers et les berges. Mais, là encore, y’a des patrigots* qui coulent au fil de la rivière : y’en a des qui disent que ceusses de Craponne i z’ont tellement construit de buildings qu’i z’ont plus de place chez eux. Que des japillages*, Guignol !

Enfin, faut espérer qu’avec tout ça, le triton crêté i prenne pas le gros coqueluchon* pace que y’a un risque : imagine, Guignol, que notre tri tri i veuille se faire aussi gros que son voisin le taureau charolais…

 

 Le Babiant

*command : ami               
*benaisé : repu, satisfait            
*patrigots,japillages : bavardages, sornettes
*Chenuse : charmante       
*fifi : favori, chouchou                 
*le gros coqueluchon : la grosse tête