En quelques mois, trois commerces viennent de fermer à Brindas.

On peut certes toujours mettre en cause les capacités de gestion des propriétaires. Il nous semble que cette explication est insuffisante : d’autres commerces sont également en situation fragile.

Nous alertons depuis longtemps sur la situation anormale de l’offre commerciale de Brindas pour une commune de 6 000 habitants.

On allèguera aussi la situation géographique, la densité des grandes surfaces ; tout ceci est réel. Mais d’autres villages alentour, Vaugneray, Grézieu, sont dans la même situation et connaissent une activité commerciale bien plus forte.

Alors pourquoi ?

Sont en jeu, à notre avis, l’attractivité du centre village, l’offre de surfaces commerciales disponibles et la vision de ce que doit être aujourd’hui et pas il y a 30 ou 40 ans, une stratégie de dynamisation du commerce local.

Il nous faut des locomotives mais bien ciblées pour ne pas tuer le « petit commerce ».

Le risque est également que le développement commercial, comme cela commence à être le cas, se fasse de manière privilégiée dans la zone d’activité des Andrés ou aux abords. Est-ce le modèle d’urbanisation que nous souhaitons ?

Nous voulons une offre commerciale qui permette de minimiser les déplacements, notamment pour les publics fragiles. Nous voulons un centre qui soit un lieu de rencontre.

Il est temps là aussi de construire une stratégie globale et à long terme.

Il existe au sein du conseil municipal une commission « vie économique » qui pourrait se réunir et se pencher sur le sujet !