« Je tiens à faire mes adieux au conseil municipal.

Comme vous le savez très certainement, je quitte la région dans peu de temps et ne pourrai, de ce fait, plus assumer les fonctions de conseiller au sein de cette assemblée.

 Je voudrais remercier M. le maire, ses adjoints, mesdames et messieurs les conseillers. Vous travaillez pour le bien-être des Brindasiens et pour notre commune qui risque de voir son paysage évoluer plus vite qu’on peut l’imaginer.

Ce fut une expérience humaine et intellectuelle très enrichissante et je remercie chacune et chacun de m’avoir supporté : vous ne mesurez votre chance, en temps ordinaire je suis bien pire !

 Mon premier contact avec les services de la mairie fût mon intégration à la commission communication où j’ai eu la chance de travailler, entre 2 corrections, à l’élaboration du site Internet sous l’autorité de M. Bianchi lors de la dernière mandature de Mme Agarrat. Si nos premiers contacts furent un peu tendus, très vite nous avons réussi à travailler de concert et une amitié courtoise s’est même tissée avec l’ensemble des membres de cette commission.

 Fort de cette expérience, j’ai profité de la nouvelle mandature pour faire le plein des commissions, d’aucuns diront que j’étais à la limite de la boulimie.

 Je pars cependant avec des petits regrets.

 J’ai toujours entendu que Brindas était une commune riche. C’est une chance et c’est tant mieux car ça veut dire que nous avons la possibilité d’aider et d’épauler ceux qui partagent notre territoire et qui sont en souffrance.

Je me réjouis de l’augmentation volontariste non négligeable des subventions en faveur du CCAS dans les années à venir. Il y a financièrement tant à faire. Mais n’oubliez pas l’humain et l’humiliation pour certains de s’astreindre à expliquer ses problèmes et son désarroi,  alors que le fait de bénéficier d’une aide édictée dans un cadre approprié permet à ces mêmes personnes de garder la tête haute. Vous avez deviné, je parle ici du quotient familial qui mériterait que le sujet soit l’occasion d’une réflexion approfondie et que chacun réfléchisse en son âme et conscience au bien-fondé de sa mise en place.

 Je remercie enfin M. le Maire d’avoir pris en considération mon combat contre les cirques exploitant des animaux sauvages ; il vous reste, M. le Maire, un mois pour prendre l’arrêté, conformément à la délibération qui a recueilli la majorité des voix, afin que je quitte sereinement notre commune. 

Xavier Mallauran

Conseiller municipal »