10 décembre 2014

Vive l'impolitique !

Le Babiant, c’est  pas un Yonnais pur bugne. Il a vu la luisance, non pas à Yon, mais à Villeurbanne, pas loin du thiâtre qu’était bâti au-dessus de la piscine où qu’il a appris à nager. Il est resté dans sa ville natale une bonne partie de son enfance, route de Genas, à la frontière avec Yon.

Il a eu le privilège, malgré la guerre de 1914-1918 qu’ a ben fait des siennes dans sa famille comme dans tant d’autres, de connaître un aïeul qui, lui, en avait réchappé. Qui plus est, ce grand-père parlait un peu patois avec ses petits enfants pour les intriguer et les « faire parler » comme il répondait parfois à leurs « pourquoi ? » répétés. Ses petits enfants avaient bien assez à faire avec le seul français qu’ils étudiaient à la Laïque. I z’avaient  ben assez à apprendre et à abriter sous le béret : des mots courts, des longs, des doux, et même parfois des gros cueillis à la récré ou à la sortie…

De temps à autre, il arrivait qu’on entendît  dans la cadolle, quand l’un des gones s’emballait un brin, le grand-père déclamer : « Tais-te donc babiant ! » Pas sûr que ce fût toujours sur le ton de la blague…

Enfant, le babiant était assez régulièrement confronté à Guignol. Il ne boudait pas son plaisir quand celui-ci, accompagné de Gnafron, de Madelon et de quèques autres célébrités jouait de sa tavelle, même ô scandale, sur le gendarme. Il a encore en mémoire  le fameux bruit de la tavelle en action…Les meilleurs souvenirs sont ceusses du Parc de la Tête d’Or, en fin d’après-midi, quand, plutôt crevogné après la tournée des éléphants, fauves, zèbres, perroquets et babouins, il était invité à se poser sous les ombrages abritant le fameux castelet.

L’enfant qu’il était alors n’oublie pas non plus la fête de Noël célébrée un après-midi de décembre dans la fabrique qui empoyait  son père. Après-midi particuyèrement chargé pour les mamis qui, en plus de la foule, du Père Noël, de la photo avec lui, qui souvent les faisait chiailler, devaient digérer un pestacle de Guignol, avant le quatre heures, les papillotes sans pétard et la distribution des cadeaux au pied du sapin.

 Par la suite, il y eut la venue à Brindas. La construction du musée thiâtre fit souci au babiant qui craignît que Guignol ne s’en remît pas. Enfin, il se lança dans  l’impolitique locale via l’association Brindas, Participation et Progrès…Vous connaissez la suite, chers concitoyens lecteurs : ces chroniques accuchées  sous le titre « Guignol, faut ben que j’te dise… »

Salutance  à mes commands, à toutes les petites mains au grand cœur sans qui cet ouvrage n’aurait pas vu la luisance. Gones et fenottes, croyez-en le babiant, l’impolitique à Brindas, dans les monts et vallons et même un peu au-delà, c’est passionnant, sérieux ; aussi, faut pas que ça empêche de gandoiser…

 Reste une question : pourquoi que le babiant il est tombé dans la potion magique de l’écriture en se mettant à l’impolitique ? C’est p’t’êt’ ben, le Jules, le Renard de « Poil de carotte » qui donne la réponse : « Ecrire, c’est une façon de parler sans être interrompu ».

 

                                                                              Le Babiant     novembre 2014

 

Crevogné : fatigué                          les mamis : les bambins                                               chiailler : pleurer

Accuchées : rassemblées             salutance : salut                                              commands : amis

Fenottes : femmes                         gandoiser : plaisanter

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18 juillet 2014

Lettre à Guignol

guignol-parisLe lundi de la St Raoul, à la Fête en bas d’chez toi Guignol, le Second d’la Classe a encore tenu le premier rôle, en remplacement du Commandeur. Comme il y avait encore des pestateurs  à regonfle, le Grand Arpenteur des Verchères a un peu forcé le trait, au goût de mon correspondant là-bas. Rassure-toi Guignol, quand i s’essaye à faire drôle acque ses bugs de comprenotte et ses trous de mémoire, il est loin de t’arriver à la cheville : on préfère ton thiâtre au sien…  

 Impolitique apolitique

I s’est senti obligé d’faire d’la réclame pour sa liste, les Justepoureux, en bajaflant  que les gones et les fenottes de Brindas les ont choisis aux Printanières de l’équinoxe et qu’i fallait accepter la démocratie. Certes. Qui c’est donc qui prend ses aises avec la démocratie ? Est-il très convaincant quand il récite que la liste arrivée en tête est apolitique ? Entre les trous de mémoire , les gandoises, les tentatives pour emboiser, les cachotteries, les commissions laissées en sommeil, l’impolitique apolitique de l’Arpenteur, elle ressemble comme deux gouttes d’eau à l’impolitique ordinaire de Brindas, et d’ailleurs…

Pi encore, que penser des promesses d’ouverture, de concertation quand chaque fois que dans la salle, les citoyens pestateurs i z’ondulent et murmurent comme les blés sous le zéphyr du soir, l’Arpenteur il leur dit d’la fermer ? Guignol, dans ton thiâtre, est-ce que quand les gones et les fenottes se bouliguent, tu leur tires les ireilles ou le sarsifis ?

Le règlement, c’est le règlement mon gaillard…

I faisait un peu moins le fier quand le Chef de Chœur du trio Bépépé l’a prié acque insistance de respecter le règlement intérieur du conseil des Municipaux . Monsieur le Maire adjoint, le bargeois quoi, avait en effet décidé de ne pas porter à l’ordre du  jour de la séance du lundi de la St Raoul, comme le lui avait demandé le trio Bépépé,  un mets qui ne lui semblait pas franc relichant : il était question qu’les impolocos des Brindasiens  puissent  servir à améliorer un brin, l’ordinaire de leurs concitoyens qu’ont peu de pécune, en les aidant à payer d’éventuelles adhésions  aux associations de la ville. Indigeste pour l’Arpenteur. Tellement indigeste qu’il a même demandé à ses Justepoureux de voter « pour ou contre » l’inscription à l’ordre du jour de ce plat trop épicé. Depuis quand un maire adjoint peut-il mettre aux voix un règlement qui s’impose à tous ? Qu’en pense le parfait ? Où qu’elle va la République ?

Démocratie  «  ecoeurvice »

Plutôt que de se pencher sur ces propositions solidaires, force est de constater que notre Second et ses aides pratiquent plutôt la démocratie «  écoeurvice » : t’sais ben Guignol, l’écrevisse dans nos ruisseaux, elle met le turbo…pour reculer, seulement pour reculer… Nos Justepoureux, i  sont vigourets seulement pour déraper ce qui avait été voté à l’umanité, il y a peu, quèques  semaines avant les Printanières. Après  avoir tenté de détrancaner le P.L.U  qui déplaît notamment aux cache-mailles de certains, i mettent au vote une nouvelle délib écoeurvice tronquée et bien artète qu’interroge d’autant plus  qu’on a ayu à supporter les parlements de l’Arpenteur sur  la démocratie…

Sans voie…

Guignol, quelle  tristesse ! T’auras pas ta voie : pas d’avenue, pas de boulevard pour amener visiteurs et pestateurs  aux marches de ton palais. Les  Justepoureux, i veulent pas  entendre ta voie : elle était pourtant pas juste pour toi mais juste pour tous. Adieu logements accessibles, commerces, places de stationnement, cheminements structurants. Comme elle a espliqué, la Municipale d’avant, comment faire, avec le sens unique du Vieux  Bourg, pour s’en retourner prestement dans sa cadole  dans les quartiers nord  après l’espédition  en centre- ville, sans s’embringuer  dans En Pelly, La Douane et le carrefour coupe-gorge des Places ? Faut-il se résoudre à faire du tourisme entre l’Ancienne Gare, la Nouvelle Literie, le Queugeot et son estension avant d’atteindre les Varennes.Sans compter qu’le vélo qu’a pas l’habitude du Tour de France, même s’i carbure à l’E.D.F, il apprécie modérément la côte de La Bernarde… Remarque Guignol, les Justepoureux, i peinent à se projeter au- delà du Brindas des autrefois, donc faut pas compter qu’i z’ouvrent la voie … de l’avenir. M’enfin, quand il a ouï ça, mon correspondant à la Fête, il en est resté comme une carpe qui perd l’eau. Tout couâme,  les bras lui sont tombés des cuisses. Pour résumer, ça l’a laissé sans voix… Toi, Guignol, tu resteras pas sans voie puisque t’as déjà un chemin à Brindas, un chemin qui court dans la campagne, vers le sud. Mais i s’approche pas trop d’la rivière d’Yzeron, p’têt qu’il a peur de tomber à l’eau, à l’avenir...

Bouche-trous et béton blanc.

L’Arpenteur, il se pense que la Cécévéaile, au lieu d’ouvrir la voie, elle ferait mieux d’boucher les trous de nos routes. Si j’ai bien la comprenotte, pour lui, la Cécévé, c’est un bouche-trou… C’est  conséquent, les trous d’la route, qu’il a dit, c’est une priorité. Le soir de la St Raoul, y’avait ben d’autres trous qui faisaient souci, les trous de mémoire… Pardonne-moi Guignol, si je m’évade un peu de Brindas, mais les trous, ça grabotte beaucoup les Français à ce’t’ heure : dans le poste, i bajaflent  tant et tant d’ uèmepécuniaux et de trous dans la caisse et dans les campagnes… Remarque, i faut qu’i prennent garde, le Commandeur et son second  pace que ça lui a pas porté bonheur, à la Première des autrefois, d’faire boucher les trous à Verdun… Bon l’ Arpenteur, comme qu’i va lui faire faire d’la gratte à sa cache-maille à la Cécévé, i va réclamer qu’elle bouche les trous de nos routes, avec une canante nappe de béton blanc Verdun, sans les marches, bien sûr . Mais, le bargeois des services techniques de la ville, il a émis deux réserves : si le béton fait tache d’huile, la chaussée risque d’être glissante, même pour les catcates ; pi, les bandes blanches par terre, on pourra plus les borniquer. Alors, le Second qu’est aussi Premier, i va p’têt demander au parfait si on pourrait pas revenir au jaune pour les bandes, comme les autrefois…

C’est le bouquet…

                Décidément, le soir de la St Raoul restera dans les annales : certains citoyens i z’étaient pas franc à la fête… C’est que l’Arpenteur et les Justepoureux, en plus de mettre au rencart la nouvelle voie, i veulent plus voir la résidence séniors aux Verchères, na ! Là encore, il y avait ayu consensus sur son emplacement au mandat d’avant, afin que ceusses tombant vieux, mais encore valides, puissent éventuellement quitter leur hameau et se rapprocher  du centre bourg. Y’en aurait-i donc qui préfèrent ne pas trop les voir, ceusses qui tombent vieux ? Pourquoi faut pas les installer trop près de tout ce qui peut leur être utile : l’arrêt des Rougéblancs, la poste, l’hôtel de ville, le potringueur, le croissant, le canard du jour, le bifaché, la tablette de noir pour le magnésium. T’sais ben Guignol, i paraît que le magnésium, ça aide pour le moral. Ben, avec les Justepoureux, s’i continuent à démolir ce qu’était prévu de bien, faudra  se faire péter la basane avec le chocolat pour voir la vie en rose, quand on n’a pas de la pécune à regonfle et qu’on tombe vieux. Donc, les Justepoureux, i songent les envoyer à la campagne, les aînés, là-bas, au-delà des remparts, dans le pré, plus loin que La Gonarde : i pourront cueillir des pâquerettes ou des violettes, ou ben regarder les vaches depuis leur fenêtre… Mais, nos décideurs, faudrait pas qu’i z’oubliyent qu’eux aussi, un jour, i prendront d’l’âge, et que peut-être, leurs sciatiques, i z’auront les nerfs et pi leurs clavettes, elles s’enrouilleront et elles gongonneront. I verront ben comment i feront l’aller-retour entre La Gonarde et le Vieux Bourg… De venir facilement faire un viron à Verdun et à La Paix, ça leur ferait du bien aux aînés : en plus de dépenser quèques pécuniaux dans les boutiques, i pourraient tailler une bavette avec le boucher et leurs concitoyens. Pi les plus jeunes, ça leur ferait pas de mal d’apercevoir, dans la ville, les aînés vaquer… Faut pas que l’intergénérationnel, ça soye que des parlements de campagne… électorale, non ? Pourquoi donc que l’Arpenteur et ses amis i veulent pas voir pousser une résidence séniors en face de la côte de l’Ancienne Gare, à côté du Moncel ? I se dit pourtant que l’Arpenteur i connaît bien le quartier et ses avantages. Pourquoi qu’i z’ont la traquette ? Et qui c’est donc que ça pourrait contrasser ?

Si t’entends causer  à ce propos, fais-moi signe Guignol, et à la fois que vient…

 

Le Babiant          juillet 2014

 

Le Second d’la Classe : premier adjoint        à regonfle : nombreux        bajafler : rabâcher       L’Arpenteur : premier adjoint       Justepoureux : liste majoritaire       Printanières : élections municipales       Gandoises : blagues       emboiser : tromper       l’impolitique : la politique       se bouliguer : s’agiter       Ireille : oreille       sarsifis : natte de Guignol       Chef de Chœur du trio Bépépé: tête de liste Brindas Participation et Progrès       bargeois : chef       franc : vraiment       pécune : richesse       parfait : préfet  vigouret : dynamique       déraper : défaire       l’umanité : l’unanimité                 détrancaner : démolir                   cache-maille : tirelire                  artète : adroit,e                 ayu : eu                parlements : discours       conséquent : important       En Pelly, La Douane, Les Places, Ancienne Gare, Nouvelle Literie, Queugeot ,La Bernarde, La Gonarde, Le Moncel, Les Varennes : lieux et rues de Brindas       couâme : surpris       traquette : peur       Une carpe qui perd l’eau : bouche bée       bras tombés des cuisses : stupéfait       pécuniaux : sous       Cécévé : communauté de communes       faire souci : inquiéter       grabotter : démanger, occuper        Commandeur : le maire       Première des autrefois : maire du mandat précédent       gratte : économies       canante : belle       borniquer : voir       Rougéblancs : bus du SYTRAL       potringueur : pharmacien       Péter la basane : péter la panse       clavettes : articulations       gongonner : rouspéter       contrasser : contrarier.

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11 juin 2014

Treize à table…

guignol-parisBien mes salutances Guignol. Y’avait ben encore tant et tant*de gones et de fenottes* à la Fête*en bas d’ chez toi, dans l’ arène, le lundi de la Ste Blandine. Et oui, t’vois ben que les citoyens d’ici, i s’intéressent à l’impolitique*…Comme qu’i z’auraient dit à Marseille, ceusses qui bouchent le port avec une seule sardine tant elle est grosse, y’avait tout Brindas, ce soir-là, à la Fête, sauf le Commandeur*qu’est pas encore assez gari*. Y’avait bien* des pestateurs*debout : aussi, le chef de chœur du trio Bépépé*, ça l’a contrassé*. Il a dû faire l’ouvreuse pour les faire s’accutir* ; c’est pas des voix qu’il est allé bicher*ce ‘te fois, mais des sièges, pas les mêmes toutefois, que ceusses pour les commissions municipales…

En l’absence du Commandeur*, c’est donc le Grand Arpenteur des Verchères*, son premier aide de camp* qu’est aussi son second, qu’a été le parsident* de la séance. Il a commencé par amater*les pestateurs*en leur demandant d’être sages. Le chef de chœur* du trio Bépépé  a remercié l’Arpenteur*pace que certaines demandes formulées lors du Municipal*d’avant étaient pas tombées dans l’ireille* d’un sourd. La Première d’la classe*des autrefois*, depuis qu’elle loge plus au palais de Verdun*, elle estime que ses successeurs vont un peu trop plan plan*.Même avec la chaleur, faut pas s’acagnarder*, non mais… Les bourgeois*, i pensent plutôt qu’ c’est à cause de tous les ponts du joli mois de mai… P’t’êt qu’elle s’ennuille la Première* ? M’enfin, elle devrait se rappeler qu’i faut se méfier du chat qui dort…

Une Municipale* qui siège en coin à la Fête*s’est pas vraiment relichée* avec tous ces hors-d’œuvre de civilités. La dame du coin, elle a pas envie d’arrondir les angles…Pourquoi Guignol, pourquoi ? Y’a des patrigots* qui font courir qu’elle boude. Ah ? Mais elle fait la bobe* pace que l’Arpenteur* l’a mise au coin ou ben l’Arpenteur* l’a envoyée au coin pace qu’elle fait la bobe* ? Mystère. I semblerait que ça soye lié au nombre de Municipaux*des oppositions qui sont admis à la commission Monopoly*. Remarque, ça peut se comprendre : i sont treize en  tout, les invités. P’têt qu’elle aime pas le jeu à treize pace qu’elle se pense*que c’est un sport de brutes ? Ou  ben, c’est qu’elle est super sticieuse* et qu’elle veut pas être treize à table ?...Y’a des piapias* de presse people qui essaient de faire encroire*qu’elle est un peu jalouse : selon elle, l’Arpenteur*, i fait des fleurs aux opposants malgré la gagne*de la liste Justepoureux* aux Printanières*. Elle se pense*, la dame que y’a trop d’opposants à la commission Monopoly* et que des opposants, moins y’en a, mieux on se porte ; y’a pas d’raison qu’les opposants, ça soye eux les fifis* de l’Arpenteur

L’Arpenteur* a semblé avoir un bug dans sa comprenotte*, quand la Première des autrefois* elle a espliqué qu’elle était vice-présidente des pécuniaux*à la Cécévéaile* et que comme son parsident*, il l’a déléguée à la commission des impolocos*, elle pouvait pas être à la fois patronne de la commission au titre de la Cécévéaile* et représentante suppléante de Brindas. Elle a donc proposé un autre Municipal* de sa liste « Bien Vivre… » L’Arpenteur* a hésité tant et tant* que la dame du coin, elle s’est réveillée, espérant lui venir en aide en se faisant élire Justepourelle* contre le candidat « Bien Vivant ». La plupart des Municipaux* ayant préféré, lors du scrutin, le « Bien Vivant » comme suppléant de la commission des impolocos*, la dame du coin s’est retrouvée sur la touche, elle est restée comme une carpe qui perd l’eau*…dans son coin…

Le chef de chœur du trio Bépépé*, en déchiffrant le dernier  «  Brindas en Bref », a découvert une fausse note : la partition héberge, en effet, la « Lettre du Maire ». Il a rappelé le traité d’harmonie du règlement intérieur du Municipal* qui n’autorise pas un solo Justepourlui*, car les oppositions doivent pouvoir faire entendre leurs voix…Si le chef de chœur du trio Bépépé*, conciliant, n’exige pas l’application à la lettre du règlement d’harmonie pour les premières fausses notes de ce début de mandat en rodage, il esplique qu’il faudra bien pour la suite, l’appliquer à la « Lettre du Maire » si celle-ci devenait un refrain…

Avant d’aller à schloff*, le Grand Arpenteur* a remercié les pestateurs de pas avoir été tarabâtes*. Il a poussé un ouf de soulagement car il redoutait, pour ce soir de la Ste Blandine, d’avoir à souffrir le martyre… Faut pas que j’omette le « e » à martyre, pace que mes bourgeois*, i vont me ficher une saboulée*. Ah Guignol ! i vont encore conter que je joue les martyrs…

Allez, à la fois que vient…*

 

Le Babiant         juin 2014

 

Salutances : salutations            tant et tant : beaucoup              impolitique : politique      Le Commandeur : le maire      gari : guéri            bien : beaucoup        Pestateurs : spectateurs            le chef de chœur du trio … : la tête de liste        Contrassé : contrarié        s’accutir : s’asseoir        bicher : pêcher        Le Grand Arpenteur… : le premier adjoint            aide de camp : adjoint        parsident :  président             amater ; amadouer              tarabâte : remuant, sot         Ireille : oreille                  palais de Verdun : la mairie          plan  plan : lentement          S’acagnarder : paresser                  bourgeois :patrons                     une Municipale : conseillère          Se relicher : se régaler                 patrigots : commérages    Faire la bobe : bouder          Commission Monopoly : commission urbanisme                se penser : penser           Super sticieuse : superstitieuse    piapias :commérages               encroire : croire           La gagne : la victoire                   Justepoureux : liste « Juste pour vous »          Printanières : élections municipales      fifi : chouchou                  comprenotte : compréhension            Première des autrefois : ancienne maire            v.p des pécuniaux : vice-présidente com . finances          Cécévéaile : Communauté de Communes des Vallons du Lyonnais          Une carpe qui  perd l’eau : bouche bée              Le Municipal : le conseil municipal             Aller à schloff : aller dormir                       ficher une saboulée : faire la chasse          Les gones et les fenottes : les gens        la Fête : la petite salle des fêtes          A la fois que vient : à la prochaine fois

 

 

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15 mai 2014

Silence, on ouvre !

guignol-parisPour cette seconde séance des Municipaux*, le lundi de la Ste Judith, à la Fête* en bas d’chez toi, on pouvait toujours pas arregarder* Le Commandeur*.C’est donc le premier aide de camp qu’est aussi son second qu’a eu l’honneur de peiner* ce soir-là jusqu’à point d’heure. T’sais Guignol, malgré le yeu*, acque tous les gones et les fenottes un rien tarabâtes*, les Municipaux qui faisaient contre*avec la langue bien pendue, la D.S* absente pour le ravicoler*, il a ben dû se dire, notre Grand Arpenteur des Verchères, qu’il était pas vraiment à la fête…

Si certains révassons* se pensaient* écouter un air d’ouverture interprété par le nouvel ensemble, les Justepoureux , c’est de grandes envolées de fermeture que le concert du soir a offertes au public : adieu contribution des Municipaux de l’opposition aux syndicats intercommunaux, adieu aux commissions étoffées des bémols des sensibilités diverses, adieu veaux, vaches, cochons, couvées, comme qu’i récitait le Jean de la Fontaine avec son pot au lait et sa Perrette…

 

                                                Le menuisier, i ferme…

Donc, pour les Bépépés, un unique Municipal pour chaque commission : on n’y peut pas aller z’ à cha deux à la fois*, les Justepoureux i veulent pas. Faut dire qu’i se méfient, i savent ben qu’au trio Bépépé, i z’ont pas les côtes en long* et qu’i sont ben fichus de peiner* comme quatre…

Pi Guignol, l’ Arpenteur des Verchères, i nous a donné des esplicances* : pendant un bon moment, il a dit que comme menuisier, i s’y connaissait en ouverture…Moi, j’les aime bien les menuisiers ; quand j’étais gone, vers sept-huit ans et qu’le maître de la Laïque i me demandait quel métier j’envisageais pour plus tard, j’répondais « menuisier ! » Bon, revenons dans le vif du sujet : c’est pas pour dire*, mais sans vouloir embierner* not’ Arpenteur, ce qui intéresse le menuisier, pour avoir de la pécune*, c’est plutôt, à grand renfort de trusquin, riflard, varlope, bédane, de la fermer l’ouverture, tantôt avec une porte, tantôt avec une fenêtre, voire avec une baie ou même un œil- de- bœuf…

 

                                                               15-11

Pi alors, sûr qu’on va l’encroire not’ Arpenteur des Verchères quand i s’évertue, pour faire sérieux, à convaincre l’assistance en déclarant qu’à onze le travail est efficace dans les commissions, mais pas à quinze. Ou qu’i nous conte une gognandise*ou qu’i s’emboise*, ou qu’i veut nous prendre une puce sur le nez*. J’en suis tellement couâme* que les bras m’en tombent des cuisses*. Crois-moi Guignol, chuis pas le seul à rester comme une carpe qui perd l’eau*.

C’est leur droit à l’Arpenteur et ses admirateurs de préférer le fouteballe au ruguebie, mais t’sais ben Guignol, qu’au foot, y’en a qui sont pas terribles à onze ; pour le ruguebie, l’espérience montre qu’i sont pas trop de quinze pour veiller au grain sur ce ballon qui prend ses cliques et ses claques* en roulant pas droit. Le plus souvent , même s’i sont quinze , i se dépatrouillent* plutôt pas mal, surtout si à l’ouverture, le demi, i fait pas le boulot à moitié. Si si Guignol, l’ouverture, c’est vraiment conséquent

 

                                                               Fermeture Eclair…

Quant au Plan Local d’Urbanisme (PLU), non non Guignol, ils l’ont pas métu en oubliance*,nos Justepoureux … I se pensaient ben, juste au bout d’un mois de règne, l’espédier à la casse, avant même qu’il ait roulé dans le village et ses alentours. Prenant prétexte de quèques hoquets des fonctionnaires du Parfait* à propos de deux coins tranquilles mais néanmoins un peu moins hospitaliers malgré leur apparence bucolique, haro sur ce satané PLU ! qu’ils clamaient…Foin des dizaines de milliers d’ espinchaux* tirés de la cache-maille* de la commune, des heures et des heures de peine* parfois patette*…Bon pour la boîte à équevilles* ce PLU…qu’i z’espéraient… Bel exemple d’ouverture là encore puisque ce document, pour une part, il doit permettre aux modestes de venir contempler les monts et vallons en ouvrant leurs volets à la piquette* du jour…Non mais ! Pas d’immeubles pour tous à Brindas, faut rester comme les autrefois…pour que quèques-uns puissent se gondiveler* à voir le prix des terrains continuer la grimpette. C’est pas pour dire, mais là, i s’agit d’une fermeture qu’i z’ont manigancée à la coîte*, Guignol, les Justepoureux. J’dirais ben, si j’osais, que c’est même, une fermeture Eclair !

 

                                                                                                      Le Babiant mai 2014

 

 

Municipaux : les conseillers         La Fête : la petite salle des fêtes         arregarder : admirer        Le Commandeur : le maire         peiner : travailler         yeu : lieu, (salle des fêtes)        Tarabâte : turbulent         faire contre : s’opposer         ravicoler : réconforter         D.S : ça sonne mieux que D.G.S , directrice générale des services        Grand Arpenteur des Verchères : 1er adjoint, propriétaire foncier dans la zone de centralité des Verchères        Révasson : rêveur        se penser : s’imaginer         Justepoureux : liste majoritaire en sièges        Z’a cha deux à la fois : à deux             avoir les côtes en long : être paresseux        Peiner : travailler              c’est pas pour dire : précaution oratoire yonnaise         Embierner : mettre dans l’embarras           avoir de la pécune : être riche        Gognandise : plaisanterie           s’emboiser : se tromper          couâme : surpris        Prendre une puce sur le nez : gruger        les bras m’en tombent des cuisses : je suis stupéfait         Comme une carpe qui perd l’eau : rester bouche bée         conséquent : important        Se dépatrouiller : se débrouiller         métu en oubliance : oublié        Le Parfait : le préfet         espinchaux : euros, sous…        peine : labeur        Patette : minutieuse, pénible              boîte à équevilles : poubelle         la piquette du jour : l’aube              se gondiveler : se réjouir          à la coîte : en toute hâte        Fermeture Eclair : majuscule pace que Larousse i dit qu’ c’est une marque déposée…

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10 janvier 2014

Et de trois...

guignol-parisMon billet, ce’te fois Guignol, il est pas inspiré par les péripéties des lundis à la Fête en bas d’chez toi*, encore que…C’est dans un journal des monts et vallons, et d’ailleurs, que j’ai trouvé d’quoi barjaquer*.

Le vendredi de la St Théophile, non non, le Père Noël y est pour rien, pas plus que le poète , les Brindasiens ont appris l’arrivée , non pas du Capitaine Fracasse* mais d’un troisième candidat aux Printanières* de 2014. J’voudrais pas faire le tourmente-chrétien* mais chui pas sûr, Guignol, d’avoir grandement la comprenotte* des subtilités journalistiques : … « adhérent U.M.P qui a constitué une liste apolitique… »qu’i z’ont marqué dans le journal, les écrivains d’la St Théophile. V’là t-i pas que les Uèmepés, i vont nous espliquer comment faire d’la politique apolitique…

Mazette, j’croyais qu’ y’ avait que toi dans ton théâtre qui pouvait faire une prouesse pareille…Comme quoi qu’ à l’ Uèmepé, y’ a pas que la Première d’la Classe* de Brindas qu’avance masquée…J’ veux ben que les Printanières soyent pas loin de Carnaval, mais quand même…Qu’est-ce qu’i z’ont donc tous, les Uèmepézélés du coin à se capiyer*, pourquoi qu’i veulent y aller incognito aux Printanières ? P’têt qu’i z’ont honte ou ben c’est qui sont dans le bejat* ou qu’i z’ont la favette* d’avoir des embiernes* avec leur bourgeois* à Yon ? Ce serait pas plutôt pace qu’i sont un peu finassus* ? Ou alors, c’est t’i pas que tous ces aternoyements c’est à cause que les listes elles sont mal à droite ? Attention Guignol ! « mal à droite » en trois mots, pas en un seul, faut pas confondre…

S’i font tous comme ça, ceusses de l’ Uèmepé, bientôt on n’en entendra plus causer, ça sera plus qu’une remembrance*, elle sera juste bonne pour le musée pour pas qu’on l’oubliye, y’en aura ben des qu’auront pas d’ quoi êt’ benaises*. Mais j’y pense, ceusses de l’Uèmepé, i pourraient te tenir compagnie dans ton palais, comme ça, ça ferait un peu de mixité sociale même si qu’au début, i sont un peu Uèmepégarés…Mais faudra pas faire les tarabates* pace que la bourgeoise du musée, elle va faire vilain . Pi faudra que le Premier de la Cécévéaile, i prévoye une estension à ton palais pace qu’i risque d’y avoir beaucoup de marionnettes à caser comme qu’i disent les piapias* et t’sais ben, si vous êtes trop serrés, ça peut faire du sicotis*

Trêve de gognandises*, le p’tit nouveau qu’est troisième à prendre le départ, il a sorti son bâton d’ Uèmepélerin pour courir la campagne. Certains crient à la zizanie dans les hameaux et auraient préféré le bâton de berger pour rassembler belins et belines*

Y’ a plus qu’à attendre le printemps, mes salutances , Guignol, et à la fois que vient

 

                                                                                                                             Le Babiant janvier 2014

 

Lundis : séances du conseil        La Fête : la salle des Fêtes           barjaquer : causer

Capitaine Fracasse : roman de Théophile Gautier           Printanières : élections municipales

Tourmente-chrétien : enquiquineur     avoir grandement la comprenotte : avoir bien compris

Capiyer : cacher                              bejat : brouillard                             la favette : la peur

Embiernes: ennuis                         bourgeois : patron                         finassus : rusé

Remembrance : souvenir                           benaise : réjoui                               tarabate : turbulent

Piapias : commérages, médisances                       sicotis : vacarme

Gognandises : plaisanteries                                      belins, belines : agneaux

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05 janvier 2014

La cigale et le printemps

guignol-parisAh Guignol ! Faut que j’arrête de bambaner* avec toutes ces fêtes pace que mes bourgeois* i von t encore avoir la ronfle* et dire que je m’enrouille.* Pi que plus, la gardienne du Blog des Bépépédegauche, c’est qu’elle l’a à l’œil, l’audimat !...T’as ben dû te rend’ compte que depuis quèque temps, la Fête* en bas d’chez toi, elle désemplit pas : ça bouge acque les élections printanières qui s’impatientent…

Pour ce qui est du lundi* de la Ste Aude, même s’i y’avait le Premier* de la Cécévéaile acque qui les Bépépédegauches ont tenté de causer des équevilles qui débordent les veilles de ramasse, dans certains beaux quartiers de not’ bonne ville, la séance n’a pas été mémorable.

Toutefois, la Première d’la classe, elle était pas en retard pour les cadeaux. Pourtant, elle arrête pas de crier misère et d’se plaindre que le Père Noël-Etat est de plus en plus pince acque la cache-maille* municipale : l’Etat, il la trouve assez cafie* comme ça la commune…Et pi que même, l’Etat, parfois, c’est le Père Fouettard qu’il envoye acque son jarlot* plein de prunes Esserrue à ceusses qui font les bras cassés* et qui construisent pas assez de chaumières pour tous…

Bon, assez bajaflé* sur ce qui fâche. Revenons donc au cadeau : même si les rentrées d’argent que descendent de Paris et du Général* elles s’allègent comme le manger de maintenant, la Première, elle perd pas le moral et ça l’empêche pas d’offrir des cadeaux : ça lui arrive d’êt’ cigale comme qu’i disait La Fontaine les autrefois , acque certains, pas acque tous, attention Guignol, pas acque tous ; faut pas compter sur elle pour sombrer dans l’assistanat comme qu’elle déclare à la tribune dans les grandes occasions…Figure-toi donc que la Première d’la classe, non seulement elle a demandé aux Municipaux* de voter pour un cadeau de quèques milliers d’euros à un promoteur mais en plus, elle a pas voulu leur dire qui que c’est ! Quand tu participes à un cadeau Guignol, on te dit ben pour qui que c’est non ?

Au fait, si avec toutes tes étrennes, ta cache-maille, elle déborde, tu peux toujours demander conseil à la Première : c’est qu’elle s’y connaît en finances. Fais comme elle : emprunte à 4,5% et place à 0,5%. Comme qu’elle dit la Madelon, quatre mailles et demie à l’envers, une demi- maille à l’endroit, ça fait ben un drôle de tricot…

Quant au lundi de la Ste Alice, la Première, elle pensait déjà au printemps ; elle avait tellement le coqueluchon* ailleurs qu’elle a présenté , comme qu’i lui a dit, çui d’la Finance du club des cinq des Bépépédegauches qu’est un fin palais, un buget* sans saveur, un buget qui n’a ni goût ni grolle. C’est vrai qu’avec son buget, y’avait pas de quoi se relicher* les babines comme acque un bon tablier de sapeur* arrosé d’un verre de coteau du Yonnais.

Allez Guignol, j’te laisse. Fête bien l’année que vient et n’oublie pas la sagesse yonnaise : « au travail, on fait ce qu’on peut, à table, on se force. Bon appétit et large soif. »

 

                                                                                                              Le Babiant décembre 2013

 

Se bambaner : flâner                    bourgeois : patron                         avoir la ronfle : rouspéter

S’enrouiller : rouiller                     La Fête : la petite salle des fêtes              le lundi: séance du Conseil

Le Premier : le président             cafie : bourrée                                 cache-maille : tirelire

Jarlot : baquet en bois pour la vendange             prunes Esserrue : amendes liées à la loi SRU

Bras cassé : fainéant                      bajafler : bavarder                         le Général : le conseil général

Municipaux : les conseillers       coqueluchon : tête                       

Tablier de sapeur : ou tablier de Guignol, morceau de panse de bœuf cuit au court-bouillon puis pané et poêlé.

 

 

 

 

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18 octobre 2013

Bleu, blanc, rouge…

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Salut Guignol ! Pardonne-moi de m’évader de ce qui se passe certains lundis, en soirée, à la Fête, en bas de chez toi, acque* les Municipaux et la Première d’la Classe. Oui, oui, esseptionnellement , j’te présenterai pas un nouveau Conte du Lundi* comme qu’il aurait dit l’Alphonse*.

Actualité oblige, à ce que j’entends bajafler*, y’a encore du neuf à Verdun*, pas bien loin de ton palais. Une rumeur se répand ras le béton faute de pâquerettes. Te sais pas* ? Des places de stationnement auraient changé de nippe*une belle nuit d’automne sans lune…Elles auraient troqué leur tenue de zone bleue pour se relinguer*en blanc…J’dois te faire confidence Guignol, si mon attention n’avait pas été attirée par un gone, j’y aurais vu que du bleu…pas comme la Première d’la Classe qu’a vu rouge, nom d’un rat ! Pi, l’urbain*, paraît que les bras lui sont tombés des cuisses* quand il a découvert combien son terrain de chasse et de cueillette se trouvait amputé…

Pense donc Guignol, après les agacins* dans le béton blanc encore tout acuti*, on s’en prend maintenant à la déco bleue de l’enrobé noir des quartiers Nord de Verdun ! Pas vraiment de quoi voir la vie en rose. Qui que c’est donc qu’a atigé* en passant une nuit blanche avec le pinceau à la main ? Tout ça pour ajouter sur le bleu de la zone, du blanc alors que y’a un nombre de gones et de fenottes qui trouvent qu’y’en a déjà beaucoup et que même les marchands de lunettes noires, ça leur tire les yeux* le blanc béton quand le soleil luiserne*.

Pour surveiller tous ces tags bleus qui fleurissent à même le sol dans not’ paisible village, faudra ben que la Première, si elle cherche pas à être dans les bonnes* de la Cour des Comptes, elle voye à créer un poste d’aubergine* mais, attention faudra pas qu’elle aille peiner* le vendredi pace que sinon, acque le marché de La Paix*, y’ en a ben des charipes* qu’essaieraient de l’acheter…

On peut s’attendre à des criailleries* quand les Municipaux i vont causer pécuniaux* pour le buget : où qu’on va prendre les escalins* pour décochonner* les marques bleues devenues blanches ? Dans la caisse des imprévus ou dans la cachemaille* des amendes de police ?

Revenons à Verdun qui, malgré les apparences, nous en fait voir de toutes les couleurs. Qu’est-ce t’en penses Guignol ? Je verrais ben un peu de rouge sur le béton pour égayer. La Première, elle pourrait ben causer avec le chef de chœur* des pompiers comme qu’i disent les musiciens d’Interval pour remercier le chef de corps de sa présence à un pestacle : ça c’est bien un lapsus de musicien de vouloir faire chanter tout le monde. Même si les pompiers i z’aiment bien les bals du 14 juillet , on peut tout de même pas leur demander d’aller au feu en chantant…

La Première donc, avec l’accord parfait du chef de chœur, non ! du chef de corps des pompiers, elle pourrait planter sur la place quèques bornes à incendie d’un canant* rouge sapeur…

Bleu, blanc, rouge à Verdun, pourquoi pas Guignol, pourquoi pas…

 

                                                                                                               Le Babiant octobre 2013

 

 

La Fête : la petite salle des fêtes           acque : avec           l’Alphonse : Alphonse Daudet,auteur des Contes du Lundi

bajafler : raconter           Verdun : place de…           Nippe : tenue           relinguer : se vêtir

urbain : policier municipal          bras tombés des cuisses : être sidéré            Agacins : les pieds

acuti : mou                       atiger : exagérer          Tirer les yeux : éblouir            luiserner : luire 

être dans les bonnes : se faire bien voir          Aubergine : contractuelle           peiner : travailler

La Paix : place de          Charipe : sacripant            criaillerie : dispute           pécuniaux, escalins : les sous

Décochonner : remettre en état           cachemaille : tirelire          Chef de chœur : chef de corps en réalité          

canant : beau

 

 

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22 décembre 2012

Le salon, le yon et le financier.

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Dis donc Guignol, est-ce que tu sais comment s’est passé le voyage d’la Première d’la Classe ? Mon correspondant à la Fête en bas d’chez toi, le lundi de la St Judicaël(bigre), il a été déçu : la Première, elle avait promis à la séance précédente de conter aux Municipaux, ce qu’elle avait appris au salon du mariage*,au mois de novembre. C’est qu’elles sont parties à cinq là-bas, les fenottes brindasiennes ; pas besoin de parité pour la balade, elles se débrouillent pas mal, la Première et ses camarades aides de camp !..On n’en a rien su de cette espédition, rien de rien, secret défense ! Vraiment, les paparazzi et ceusses de Radio-Brindas, i sont pas compétitifs ! On n’est même pas sûr qu’elles ont pointé au salon. Est-ce que leur tégévé est arrivé à temps ? P’têt qu’elles ont fait craquer pour aller prendre une limonade à la Foire du Trône ou ben qu’elles sont allées faire les vitrines aux Champs* ? Pourtant, c’était pas les soldes ! Est-ce qu’elles ont au moins écouté le Chef de l’Etat d’Ame et sa liberté de conscience qu’a dû causer mariage avec ceusses qui marient ?

Pi, ce lundi, à la Fête, comme chaque année à la même époque, avant le Père Noël, les Municipaux, i z’ont débité beaucoup de grands nombres et de parlements* à propos du buget et y’a même eu quèques ramamiaux* entre La Première et çui d’la Finance du Club des cinq des bépépédegauches. Ça a ben chauffé un peu, même que çui qui compte, il avait apporté le cinéma. Il est resté calme, i s’est pas fait du sanque mauvais* quand elle lui a lancé que ses comptes, c’était pas vrai, que c’était pour emboiser* le monde qu’écoutent*. Mais la Première d’la Classe, elle, elle était ben un peu en dare* quand La Finance il lui a conseillé de revoir la tâche de ses aides de camp pour que l’un d’eux cocole* la cache-maille*.C’est pas qu’elle sait pas compter la Première, mais c’est une incomprise : avec les escalins* des Brindasiens, elle a ben le droit de choisir de faire de l’assistanat avec les banquiers, ces mal aimés en empruntant à 3,5% et en plaçant à 0,5% ce qu’elle dépense pas. Pi, p’têt que ces banquiers, i s’étaient intoxiqués au travail avec les pécuniaux*, alors, faut ben les aider à se requinquer, non ? Faut pas être rapiamus*. Seulement la cache-maille*municipale, elle pourrait ben êt’ jalouse…

Pi, mon correspondant, i devait commencer à bâiller de la comprenotte*tard dans la soirée et il a pas bien saisi à quoi qu’il allait servir le bâtiment en construction dans la proximité du giratoire du Yon*.Ben oui, y’a des Municipaux qui croyaient que la commune elle avait vendu quèques arpents de ses réserves foncières pour que le Queugeot i puisse prendre ses aises pour vendre plus d’autos, mais i semblerait que ça soye pas une estension pour les quat’ roues mais plutôt pour les deux pattes qu’ont besoin de se restaurer. Y’aura-t-il des pains au chocolat* ? Risqué : comme qu’i dit l’uèmepénergumène de Meaux, avec c’te denrée, on risque d’se faire ôter le pain d’la bouche. Pi faudra pas confondre l’huile de friture avec la 5W- 50. Encore que les mécanos du Yon, i connaissent les machines gasoil : alors, s’i peuvent pas mettre un tigre dans le moteur pace que ça s’est déjà fait les autrefois, p’têt que le Yon, lui, il y mettra d’la frite*.Au fait la bâtisse qui pousse, c’est ptêt un roule-dedans* le roule-dedans de Mr DO, on sait pas…Remarque, Guignol, chez Queugeot, ça fait longtemps , même s’i font pas toujours leur beurre, qu’i fabriquent aut’ chose que des autos : par exemple, des cycles, des marteaux, des villebrequins…Tiens, mon aïeul, i roulait en « Citroën 10 légère », enfin façon d’ parler pace que son auto, elle pesait quand même. Mais mon aïeule, elle avait un Queugeot pour moudre le café : un beau moulin avec carrosserie auto-porteuse en bois d’arbre de France , mécanique et manivelle en acier lorrain…

Bon, mais pas sûr que chez le Yon, pour mâchonner* et se relicher*y’ ai des Yonnaiseries. M’enfin, vive les pains au chocolat et …bonne année !

 

                                                                                  Le Babiant décembre 2012

 

Yon : Lyon, lion                      salon du mariage : congrès des maires

Champs : Champs Elysées     parlements : discours                       ramamiaux : disputes

Sanque mauvais : mauvais sang      emboiser :tromper    en dare : en colère

Le monde qu’écoutent : les gens qui écoutent (nécessité de mettre le verbe au pluriel)

Cocoler : dorloter                  cache-maille : tirelire                       rapiamus :avare

Escalins, pécuniaux : les sous           comprenotte: compréhension

Pain au chocolat : allusion à la propagande de l’uèmepénergumène de Meaux

Roule-dedans : tentative pour traduire le Grand Breton « drive in »

Se relicher : se régaler

Queugeot : enfants, on disait comme ça, pace que le Pé majuscule , chez Peugeot, ils le traçaient comme un Q en écriture calligraphiée. Pour nous, apprentis lecteurs, pas de doute, ça ne pouvait être qu’un Q.

 

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25 novembre 2012

Vivement le 2*… les renforts arrivent…

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 Ah Guignol ! quelle quinzaine en novembre ! Y’a ben eu du monde à regonfle* qu’a défilé en bas d’chez toi. Mais c’était à la Grande* ; i fallait ben ça pour causer aux gones et aux fenottes qu’étaient venus se montrer aux réunions tout public de la Première d’la classe. Deux invitances* la même semaine, elle accélère la cadence, comme les bus bientôt. Pourquoi qu’elle fait ficelle* ? Mon envoyé spécial à la Fête, il a du mal à suivre, pi avec toutes ces heures sup, i va payer des impôts pour l’heure. Avec tous ces parlements*, faut que la Première, elle ait la pendule à l’œil pace que mon correspondant qui commence à tomber vieux*, i pourra pas trop courater* pour attraper le dernier métro, pardon, le dernier bus pour s’en rentourner* à sa cadole*.

 D’abord, le mardi de la St Brice, la Première, elle a fait venir les citoyens pace qu’elle révise, pas le baccalauréat, mais le PLU :et ben, le PLU, y’en a même à Brindas qui trouvent que c’est encore TROP,et pi ça leur donne la ronfle*, ça les gêne dans leur bisenesse*

 Pi, le jeudi de la St Albert, les citoyens sont venus faire un viron*avec les Rouges et Blancs* : c’est le patron de leur syndicat qu’est venu leur conter la conquête de l’Ouest.Y’a ben quèques bouchons à éviter du côté du chef-yeu*entre autres, pace que le patron qu’est près de ses pécuniaux, il a espliqué que le temps, c’est des escalins*dans le gousset et la gratuité que c’est pas sa tasse de thé, même si au chef-yeu , ça leur plairait bien.

 Le patron, pour conduire par monts et vallons, jusqu’à Thurins, gones et fenottes, ce soir-là, i portait pas de bugne* mais il avait une cravate rouge comme ses bus et comme celle de Mélenchon et même qu’en plus, pour affronter la fraîcheur de la campagne, il avait mis une écharpe pareille.

 Guignol, ce patron des Rouges et Blancs, quel bavard ! Bien plus pire que la Première de la classe ! Entre nous, pour ce qui est de la Première, avec sa majorité très silencieuse et ses aides de camp très calmes, même quand y’a des gones un brin tarabates*dans la salle, ça fait une moyenne…Le patron du syndicat, lui, il a fait peiner*un peu ses empoyés qu’il avait amenés à la Fête. Bien sûr, il a parlé pécuniaux à regonfle*.Avec la métropole d’où qu’i vient, faut tout faire en grand : le réseau, le buget, le gasoil, les kilowattheures. Même les bus, il les achète comme certains la bière*, par packs pour la réduc. Il a été un peu plus bref sur la gratuité qui provoquerait comme qu’i dit en plus du déficit de pécuniaux, un déficit d’image : i veut pas que ses Blancs et Rouges passent pour des bus au rabais, non mais !

 Nos deux gones de Brindas qu’ont pas les Rouges et Blancs franc dans leurs bonnes et qui comptent pas leur temps de parole, i pensent qu’ y’a pas besoin de bus dans not’ belle campagne et pi que ces bus, ça coûte ben à la cache-maille* de not’ ville, et aussi aux fabriques* qui participeront au versement transport. La Première, qu’i disent, elle ferait mieux de faire de la gratte* pour le buget et baisser leurs impôts.

 Le premier de nos gones, c’est le Veilleur de La Paix* : il aime beaucoup compter les voyageurs des bus au terminus quand ils sont vides. Pi, sans doute, nostalgique, quand i cause picaillons, même qu’i traduit les euros en francs (lourds !) P’têt qu’il attend leur retour au terminus ?

 Pi, le second gone, l’ Espère comptable, c’est vrai qu’i conte beaucoup. Mais, i semble plus pécialiste des grands nombres d’escalins* que des voyageurs des Rouges et Blancs. Il arrive pas bien à les compter, p’têt pace qu’i sont bougeons ? Ou ben, c’est à cause de l’heure matinale, ou qu’il a peur de les confondre avec des contrôleurs banalisés ? Alors, il interviouve les chauffeurs pour tenter de savoir. Mais les chauffeurs i bouliguent*, eux, i z’ont aut’ chose à penser que compter les voyageurs qui montent, qui descendent…I paraît qu’à 6h du mat,y’en a rien* : à ce’t’ heure, les travailleurs i z’ont ben le droit d’ prendre leurs ertétées entre 5h et 8h, non ?

 Not’ Espère,ensuite, il a embrayé sur les pauv’ pigeons de bourgeois* qu’on va encore petafiner*un peu plus en prenant des pécuniaux aux fabriques*de plus de 9. I nous aurait presque fait venir les larmes. Not’ Espère est sans doute un grand défenseur des pigeons, il a le droit, remarque Guignol. Mais, les pigeons, si y’en a trop, c’est comme les étourneaux, il faut décochoner*après leur passage et ça peut devenir un sujet sur lequel y’en a qui vont faire vilain.

 Trêve de piapias* Guignol, moi je préfère les colombes, pour la paix .Faut seulement espérer qu’avec les Blancs et Rouges, y’aura pas de pigeons voyageurs ou de voyageurs pigeons, comme que tu préfères…

 Comme qu’i dit SYTRAL dans sa réclame aux communes qui se connectent (branchées quoi !) « Vous êtes désormais proches de tout. »

 .Après tous ces noms d’oiseaux et pour terminer avec une fleur, le patron du syndicat des bus, i pourrait appondre* : « Avec les Rouges et Blancs, vous verrez la vie en rose. »

 Le Babiant novembre 2012

Le 2 : le 2 janvier 2013                 à regonfle : en grand nombre                        la ronfle : rouspéter

La Grande : grande salle des fêtes                             faire ficelle : faire vite                   parlements : discours

Invitances : invitations                courater : courir                      cadole : maison

Bisenesse : dérivé du Grand Breton                              Rouges et Blancs : bus du syndicat de Yon

Chef-yeu : chef-lieu                               escalins : sous                                 bugne : chapeau

Tarabate : turbulent                                peiner : travailler                                cache-maille : tirelire

Bière : sujet en vogue à Brindas depuis l’été 2012                                       fabrique : entreprise

Gratte : économies                                 La Paix : place de…..                         bouliguer : travailler dur

Rien : peu                          bourgeois : patrons                                          petafiner : abîmer

Décochoner : nettoyer                         piapias : bavardages                                   appondre : ajouter

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29 août 2012

Boire un petit coup, c’est agréable … (si si si si si si la la sol ré)

guignol-paris

Ah Guignol, pas moyen d’  faire le lézard pendant la canicule. Pourtant, août s’annonçait plan-plan* : mon correspondant à la Fête en bas d’chez toi, les lundis de la Transfiguration, de la St Hippolyte, de la St Bernard, il avait rien à se met’ sous la dent, ni sous les papilles, vu que les Municipaux i se dispensaient de descendre à la Fête. Remarque, i z’ont bien fait pace que y’a pas de clime là-bas et  i z’auraient ben risqué de prendre un coup de soif, surtout certaines et certains qui bajaflent* tant que tant.

Mais voilà, c’était compter sans la vogue, le bal, la buvette et la Première d’la Classe…Pi, mes bourgeois*,acque l’actualité, i z’oublient un peu les congés payés. Bref, la Première d’la Classe, elle connaît pas la cagne*, rien ne l’arrête dans ses arrêtés…Donc, le lundi de la St Bernard et les jours d’avant, faute de grive à la Fête, y’avait la vogue, le bal, la buvette et les Classes, à  La Paix*. I faisait ben tiède à ce moment.

Dis donc Guignol, j’ai été attrapé de pas trouver Gnafron à la vogue, enfin, à la buvette, en train d’se rincer la gargagnole*. I paraît qu’il est pas venu pace qu’il avait la traquette* de manquer.Il est un peu pignocheur* Gnafron pour les liquides. Dans les monts et vallons, i pressent pas que le Coteau du Yonnais rouge, blanc ou rosé ; ceusses de l’agriculture, i produisent aussi du lait, du jus de framboise, du nectar de pomme…Pas le moindre petit degré d’alcool, elle n’a autorisé à la buvette, la Première d’la Classe. Et Gnafron, ça l’a secoué*de pas pouvoir grumer*ses préférences…Pourquoi  elle a fait ça aux Classes, la Première ? ça  a dû leur pourrir la cache-maille*, non ? Pi comment i z’ont fait, les gones et les fenottes pour valser sans fortifiant ?

Çui du journal quotidien qu’a écrit l’artique du 20 août à propos de la vogue sans alcool, est-ce que souffrant de la canicule, i s’est pas un peu fiolé* pour espliquer aux lecteurs que c’était le Conseil des Municipaux qu’avait voté une telle privation sans modération ? Les Municipaux, mis à part, peut-être, les aides de camp de la Première, non seulement i z’avaient pas été mis au parfum, mais, on leur avait même caché la mauvaise gandoise*.

On a du mal à s’y retrouver chez les Uèmepés : entre ceusses de la Droite Populaire qu’ organisent des « vogues sauciflard-pinard » et une Uèmepézélée qu’interdit l’alcool lors de la fête de son village, ça complique ben encore un peu la comprenotte* de l’identité nationale française qu’i nous ont longuement contée, sans grand succès, y’a quèques mois, nos Uèmepés , alors encore aux manettes…Gnafron, lui au moins, il oublie pas qu’en France, y’a des vignes et des bistrots presque partout, même à Brindas…P’têt qu’elle se cherche, not’ Première ? Après le coup du  8 mai où qu’elle voulait nous faire tous profiter d’la messe avant le défilé, songerait-elle à se convertir à une religion sans alcool ? Trêve de piapias*, Guignol, c’est quoi sa lichette fifi*à la Prem’ : la framboise ou la pêche de vigne des coteaux ? Reste plus qu’à espérer qu’elle va pas faire le cabochon* en interdisant l’alcool le jour de la Foire aux Echelles : ça serait vraiment l’escalade…

Quand même, faire ça le  jour de la St Bernard, j’en suis tout couâme*. Moi, la St Bernard, ça me fait me penser en dedans, au chien du même nom : rappelle-toi, Guignol, les gravures des livres de la Laïque qui montraient ce  beau chien bien emmitouflé dans son épaisse fourrure, avec, au collier, un caquillon* plein de blanche*.Le St Bernard escaladait les montagnes enneigées pour secourir les alpinistes égarés et les ravicoler* avec le breuvage tiré du caquillon.

 Revenons à Brindas et à la vogue. Faudra p’têt, dans les années à venir, songer à remplacer la buvette par un jeu de massacre…Quand même, Gnafron, faudra t’adapter, si la Première elle persiste. Tu feras presque comme le vendredi, jour de marché : tu partiras vers La Paix à la vogue et au bal avec ton Caddie. La différence, c’est que, le vendredi, tu démarres à vide. Pour la vogue, tu partiras chargé de quèques flacons pleins…Remarque, la Prem’, pour sauvegarder l’ordre public, au lieu d’interdire les alcoolisées, elle peut  faire installer des caméras de surveillance autour de La Paix, pi embaucher des vigiles avec des chiens. Les chiens, porteront-ils des caquillons ? Si oui, qu’y aura-t-il dans les caquillons, de la blanche ou de la camomille ? Faudra que les Municipaux délibèrent, non ?

                                                                                              Le Babiant        août 2012

 

Plan-plan : paisible                        bajafler : bavarder                         bourgeois : patrons

Cagne : paresse                                              La Paix : place de                            pignocheur : difficile

Se rincer la g… boire un coup                    secoué : contrarié           grumer : goûter

Cache_maille : tirelire                  se fioler : s’enivrer                        gandoise : plaisanterie

Comprenotte : compréhension                   piapias : commérages              lichette fifi : boisson favorite

Faire le cabochon : s’entêter    couâme : surpris                             caquillon : tonnelet

Blanche : gnôle                                               ravicoler : réconforter                  la  traquette : la trouille

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