29 janvier 2015

Le Babiant au salon du livre de Brindas.

Nous serons présent le 1 mars au salon du livre de Brindas avec les chroniques du babiant : Guignol faut ben qu' j'te dise

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plus d'info, notamment la liste de tous les auteurs participants sur le blog des amoureux du livre.

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10 décembre 2014

Vive l'impolitique !

Le Babiant, c’est  pas un Yonnais pur bugne. Il a vu la luisance, non pas à Yon, mais à Villeurbanne, pas loin du thiâtre qu’était bâti au-dessus de la piscine où qu’il a appris à nager. Il est resté dans sa ville natale une bonne partie de son enfance, route de Genas, à la frontière avec Yon.

Il a eu le privilège, malgré la guerre de 1914-1918 qu’ a ben fait des siennes dans sa famille comme dans tant d’autres, de connaître un aïeul qui, lui, en avait réchappé. Qui plus est, ce grand-père parlait un peu patois avec ses petits enfants pour les intriguer et les « faire parler » comme il répondait parfois à leurs « pourquoi ? » répétés. Ses petits enfants avaient bien assez à faire avec le seul français qu’ils étudiaient à la Laïque. I z’avaient  ben assez à apprendre et à abriter sous le béret : des mots courts, des longs, des doux, et même parfois des gros cueillis à la récré ou à la sortie…

De temps à autre, il arrivait qu’on entendît  dans la cadolle, quand l’un des gones s’emballait un brin, le grand-père déclamer : « Tais-te donc babiant ! » Pas sûr que ce fût toujours sur le ton de la blague…

Enfant, le babiant était assez régulièrement confronté à Guignol. Il ne boudait pas son plaisir quand celui-ci, accompagné de Gnafron, de Madelon et de quèques autres célébrités jouait de sa tavelle, même ô scandale, sur le gendarme. Il a encore en mémoire  le fameux bruit de la tavelle en action…Les meilleurs souvenirs sont ceusses du Parc de la Tête d’Or, en fin d’après-midi, quand, plutôt crevogné après la tournée des éléphants, fauves, zèbres, perroquets et babouins, il était invité à se poser sous les ombrages abritant le fameux castelet.

L’enfant qu’il était alors n’oublie pas non plus la fête de Noël célébrée un après-midi de décembre dans la fabrique qui empoyait  son père. Après-midi particuyèrement chargé pour les mamis qui, en plus de la foule, du Père Noël, de la photo avec lui, qui souvent les faisait chiailler, devaient digérer un pestacle de Guignol, avant le quatre heures, les papillotes sans pétard et la distribution des cadeaux au pied du sapin.

 Par la suite, il y eut la venue à Brindas. La construction du musée thiâtre fit souci au babiant qui craignît que Guignol ne s’en remît pas. Enfin, il se lança dans  l’impolitique locale via l’association Brindas, Participation et Progrès…Vous connaissez la suite, chers concitoyens lecteurs : ces chroniques accuchées  sous le titre « Guignol, faut ben que j’te dise… »

Salutance  à mes commands, à toutes les petites mains au grand cœur sans qui cet ouvrage n’aurait pas vu la luisance. Gones et fenottes, croyez-en le babiant, l’impolitique à Brindas, dans les monts et vallons et même un peu au-delà, c’est passionnant, sérieux ; aussi, faut pas que ça empêche de gandoiser…

 Reste une question : pourquoi que le babiant il est tombé dans la potion magique de l’écriture en se mettant à l’impolitique ? C’est p’t’êt’ ben, le Jules, le Renard de « Poil de carotte » qui donne la réponse : « Ecrire, c’est une façon de parler sans être interrompu ».

 

                                                                              Le Babiant     novembre 2014

 

Crevogné : fatigué                          les mamis : les bambins                                               chiailler : pleurer

Accuchées : rassemblées             salutance : salut                                              commands : amis

Fenottes : femmes                         gandoiser : plaisanter

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15 novembre 2014

Newsletter 31

NEWSLETTER 31R

NEWSLETTER 31V

30 septembre 2014

Guignol, faut ben que j' te dise...

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Toutes les chroniques du Babiant sous forme de livre illustré

96 pages abondamment illustrées de photos de Guignol, de Brindas, …

15€

Disponible en nous contactant 

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18 juillet 2014

Lettre à Guignol

guignol-parisLe lundi de la St Raoul, à la Fête en bas d’chez toi Guignol, le Second d’la Classe a encore tenu le premier rôle, en remplacement du Commandeur. Comme il y avait encore des pestateurs  à regonfle, le Grand Arpenteur des Verchères a un peu forcé le trait, au goût de mon correspondant là-bas. Rassure-toi Guignol, quand i s’essaye à faire drôle acque ses bugs de comprenotte et ses trous de mémoire, il est loin de t’arriver à la cheville : on préfère ton thiâtre au sien…  

 Impolitique apolitique

I s’est senti obligé d’faire d’la réclame pour sa liste, les Justepoureux, en bajaflant  que les gones et les fenottes de Brindas les ont choisis aux Printanières de l’équinoxe et qu’i fallait accepter la démocratie. Certes. Qui c’est donc qui prend ses aises avec la démocratie ? Est-il très convaincant quand il récite que la liste arrivée en tête est apolitique ? Entre les trous de mémoire , les gandoises, les tentatives pour emboiser, les cachotteries, les commissions laissées en sommeil, l’impolitique apolitique de l’Arpenteur, elle ressemble comme deux gouttes d’eau à l’impolitique ordinaire de Brindas, et d’ailleurs…

Pi encore, que penser des promesses d’ouverture, de concertation quand chaque fois que dans la salle, les citoyens pestateurs i z’ondulent et murmurent comme les blés sous le zéphyr du soir, l’Arpenteur il leur dit d’la fermer ? Guignol, dans ton thiâtre, est-ce que quand les gones et les fenottes se bouliguent, tu leur tires les ireilles ou le sarsifis ?

Le règlement, c’est le règlement mon gaillard…

I faisait un peu moins le fier quand le Chef de Chœur du trio Bépépé l’a prié acque insistance de respecter le règlement intérieur du conseil des Municipaux . Monsieur le Maire adjoint, le bargeois quoi, avait en effet décidé de ne pas porter à l’ordre du  jour de la séance du lundi de la St Raoul, comme le lui avait demandé le trio Bépépé,  un mets qui ne lui semblait pas franc relichant : il était question qu’les impolocos des Brindasiens  puissent  servir à améliorer un brin, l’ordinaire de leurs concitoyens qu’ont peu de pécune, en les aidant à payer d’éventuelles adhésions  aux associations de la ville. Indigeste pour l’Arpenteur. Tellement indigeste qu’il a même demandé à ses Justepoureux de voter « pour ou contre » l’inscription à l’ordre du jour de ce plat trop épicé. Depuis quand un maire adjoint peut-il mettre aux voix un règlement qui s’impose à tous ? Qu’en pense le parfait ? Où qu’elle va la République ?

Démocratie  «  ecoeurvice »

Plutôt que de se pencher sur ces propositions solidaires, force est de constater que notre Second et ses aides pratiquent plutôt la démocratie «  écoeurvice » : t’sais ben Guignol, l’écrevisse dans nos ruisseaux, elle met le turbo…pour reculer, seulement pour reculer… Nos Justepoureux, i  sont vigourets seulement pour déraper ce qui avait été voté à l’umanité, il y a peu, quèques  semaines avant les Printanières. Après  avoir tenté de détrancaner le P.L.U  qui déplaît notamment aux cache-mailles de certains, i mettent au vote une nouvelle délib écoeurvice tronquée et bien artète qu’interroge d’autant plus  qu’on a ayu à supporter les parlements de l’Arpenteur sur  la démocratie…

Sans voie…

Guignol, quelle  tristesse ! T’auras pas ta voie : pas d’avenue, pas de boulevard pour amener visiteurs et pestateurs  aux marches de ton palais. Les  Justepoureux, i veulent pas  entendre ta voie : elle était pourtant pas juste pour toi mais juste pour tous. Adieu logements accessibles, commerces, places de stationnement, cheminements structurants. Comme elle a espliqué, la Municipale d’avant, comment faire, avec le sens unique du Vieux  Bourg, pour s’en retourner prestement dans sa cadole  dans les quartiers nord  après l’espédition  en centre- ville, sans s’embringuer  dans En Pelly, La Douane et le carrefour coupe-gorge des Places ? Faut-il se résoudre à faire du tourisme entre l’Ancienne Gare, la Nouvelle Literie, le Queugeot et son estension avant d’atteindre les Varennes.Sans compter qu’le vélo qu’a pas l’habitude du Tour de France, même s’i carbure à l’E.D.F, il apprécie modérément la côte de La Bernarde… Remarque Guignol, les Justepoureux, i peinent à se projeter au- delà du Brindas des autrefois, donc faut pas compter qu’i z’ouvrent la voie … de l’avenir. M’enfin, quand il a ouï ça, mon correspondant à la Fête, il en est resté comme une carpe qui perd l’eau. Tout couâme,  les bras lui sont tombés des cuisses. Pour résumer, ça l’a laissé sans voix… Toi, Guignol, tu resteras pas sans voie puisque t’as déjà un chemin à Brindas, un chemin qui court dans la campagne, vers le sud. Mais i s’approche pas trop d’la rivière d’Yzeron, p’têt qu’il a peur de tomber à l’eau, à l’avenir...

Bouche-trous et béton blanc.

L’Arpenteur, il se pense que la Cécévéaile, au lieu d’ouvrir la voie, elle ferait mieux d’boucher les trous de nos routes. Si j’ai bien la comprenotte, pour lui, la Cécévé, c’est un bouche-trou… C’est  conséquent, les trous d’la route, qu’il a dit, c’est une priorité. Le soir de la St Raoul, y’avait ben d’autres trous qui faisaient souci, les trous de mémoire… Pardonne-moi Guignol, si je m’évade un peu de Brindas, mais les trous, ça grabotte beaucoup les Français à ce’t’ heure : dans le poste, i bajaflent  tant et tant d’ uèmepécuniaux et de trous dans la caisse et dans les campagnes… Remarque, i faut qu’i prennent garde, le Commandeur et son second  pace que ça lui a pas porté bonheur, à la Première des autrefois, d’faire boucher les trous à Verdun… Bon l’ Arpenteur, comme qu’i va lui faire faire d’la gratte à sa cache-maille à la Cécévé, i va réclamer qu’elle bouche les trous de nos routes, avec une canante nappe de béton blanc Verdun, sans les marches, bien sûr . Mais, le bargeois des services techniques de la ville, il a émis deux réserves : si le béton fait tache d’huile, la chaussée risque d’être glissante, même pour les catcates ; pi, les bandes blanches par terre, on pourra plus les borniquer. Alors, le Second qu’est aussi Premier, i va p’têt demander au parfait si on pourrait pas revenir au jaune pour les bandes, comme les autrefois…

C’est le bouquet…

                Décidément, le soir de la St Raoul restera dans les annales : certains citoyens i z’étaient pas franc à la fête… C’est que l’Arpenteur et les Justepoureux, en plus de mettre au rencart la nouvelle voie, i veulent plus voir la résidence séniors aux Verchères, na ! Là encore, il y avait ayu consensus sur son emplacement au mandat d’avant, afin que ceusses tombant vieux, mais encore valides, puissent éventuellement quitter leur hameau et se rapprocher  du centre bourg. Y’en aurait-i donc qui préfèrent ne pas trop les voir, ceusses qui tombent vieux ? Pourquoi faut pas les installer trop près de tout ce qui peut leur être utile : l’arrêt des Rougéblancs, la poste, l’hôtel de ville, le potringueur, le croissant, le canard du jour, le bifaché, la tablette de noir pour le magnésium. T’sais ben Guignol, i paraît que le magnésium, ça aide pour le moral. Ben, avec les Justepoureux, s’i continuent à démolir ce qu’était prévu de bien, faudra  se faire péter la basane avec le chocolat pour voir la vie en rose, quand on n’a pas de la pécune à regonfle et qu’on tombe vieux. Donc, les Justepoureux, i songent les envoyer à la campagne, les aînés, là-bas, au-delà des remparts, dans le pré, plus loin que La Gonarde : i pourront cueillir des pâquerettes ou des violettes, ou ben regarder les vaches depuis leur fenêtre… Mais, nos décideurs, faudrait pas qu’i z’oubliyent qu’eux aussi, un jour, i prendront d’l’âge, et que peut-être, leurs sciatiques, i z’auront les nerfs et pi leurs clavettes, elles s’enrouilleront et elles gongonneront. I verront ben comment i feront l’aller-retour entre La Gonarde et le Vieux Bourg… De venir facilement faire un viron à Verdun et à La Paix, ça leur ferait du bien aux aînés : en plus de dépenser quèques pécuniaux dans les boutiques, i pourraient tailler une bavette avec le boucher et leurs concitoyens. Pi les plus jeunes, ça leur ferait pas de mal d’apercevoir, dans la ville, les aînés vaquer… Faut pas que l’intergénérationnel, ça soye que des parlements de campagne… électorale, non ? Pourquoi donc que l’Arpenteur et ses amis i veulent pas voir pousser une résidence séniors en face de la côte de l’Ancienne Gare, à côté du Moncel ? I se dit pourtant que l’Arpenteur i connaît bien le quartier et ses avantages. Pourquoi qu’i z’ont la traquette ? Et qui c’est donc que ça pourrait contrasser ?

Si t’entends causer  à ce propos, fais-moi signe Guignol, et à la fois que vient…

 

Le Babiant          juillet 2014

 

Le Second d’la Classe : premier adjoint        à regonfle : nombreux        bajafler : rabâcher       L’Arpenteur : premier adjoint       Justepoureux : liste majoritaire       Printanières : élections municipales       Gandoises : blagues       emboiser : tromper       l’impolitique : la politique       se bouliguer : s’agiter       Ireille : oreille       sarsifis : natte de Guignol       Chef de Chœur du trio Bépépé: tête de liste Brindas Participation et Progrès       bargeois : chef       franc : vraiment       pécune : richesse       parfait : préfet  vigouret : dynamique       déraper : défaire       l’umanité : l’unanimité                 détrancaner : démolir                   cache-maille : tirelire                  artète : adroit,e                 ayu : eu                parlements : discours       conséquent : important       En Pelly, La Douane, Les Places, Ancienne Gare, Nouvelle Literie, Queugeot ,La Bernarde, La Gonarde, Le Moncel, Les Varennes : lieux et rues de Brindas       couâme : surpris       traquette : peur       Une carpe qui perd l’eau : bouche bée       bras tombés des cuisses : stupéfait       pécuniaux : sous       Cécévé : communauté de communes       faire souci : inquiéter       grabotter : démanger, occuper        Commandeur : le maire       Première des autrefois : maire du mandat précédent       gratte : économies       canante : belle       borniquer : voir       Rougéblancs : bus du SYTRAL       potringueur : pharmacien       Péter la basane : péter la panse       clavettes : articulations       gongonner : rouspéter       contrasser : contrarier.

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11 juin 2014

Treize à table…

guignol-parisBien mes salutances Guignol. Y’avait ben encore tant et tant*de gones et de fenottes* à la Fête*en bas d’ chez toi, dans l’ arène, le lundi de la Ste Blandine. Et oui, t’vois ben que les citoyens d’ici, i s’intéressent à l’impolitique*…Comme qu’i z’auraient dit à Marseille, ceusses qui bouchent le port avec une seule sardine tant elle est grosse, y’avait tout Brindas, ce soir-là, à la Fête, sauf le Commandeur*qu’est pas encore assez gari*. Y’avait bien* des pestateurs*debout : aussi, le chef de chœur du trio Bépépé*, ça l’a contrassé*. Il a dû faire l’ouvreuse pour les faire s’accutir* ; c’est pas des voix qu’il est allé bicher*ce ‘te fois, mais des sièges, pas les mêmes toutefois, que ceusses pour les commissions municipales…

En l’absence du Commandeur*, c’est donc le Grand Arpenteur des Verchères*, son premier aide de camp* qu’est aussi son second, qu’a été le parsident* de la séance. Il a commencé par amater*les pestateurs*en leur demandant d’être sages. Le chef de chœur* du trio Bépépé  a remercié l’Arpenteur*pace que certaines demandes formulées lors du Municipal*d’avant étaient pas tombées dans l’ireille* d’un sourd. La Première d’la classe*des autrefois*, depuis qu’elle loge plus au palais de Verdun*, elle estime que ses successeurs vont un peu trop plan plan*.Même avec la chaleur, faut pas s’acagnarder*, non mais… Les bourgeois*, i pensent plutôt qu’ c’est à cause de tous les ponts du joli mois de mai… P’t’êt qu’elle s’ennuille la Première* ? M’enfin, elle devrait se rappeler qu’i faut se méfier du chat qui dort…

Une Municipale* qui siège en coin à la Fête*s’est pas vraiment relichée* avec tous ces hors-d’œuvre de civilités. La dame du coin, elle a pas envie d’arrondir les angles…Pourquoi Guignol, pourquoi ? Y’a des patrigots* qui font courir qu’elle boude. Ah ? Mais elle fait la bobe* pace que l’Arpenteur* l’a mise au coin ou ben l’Arpenteur* l’a envoyée au coin pace qu’elle fait la bobe* ? Mystère. I semblerait que ça soye lié au nombre de Municipaux*des oppositions qui sont admis à la commission Monopoly*. Remarque, ça peut se comprendre : i sont treize en  tout, les invités. P’têt qu’elle aime pas le jeu à treize pace qu’elle se pense*que c’est un sport de brutes ? Ou  ben, c’est qu’elle est super sticieuse* et qu’elle veut pas être treize à table ?...Y’a des piapias* de presse people qui essaient de faire encroire*qu’elle est un peu jalouse : selon elle, l’Arpenteur*, i fait des fleurs aux opposants malgré la gagne*de la liste Justepoureux* aux Printanières*. Elle se pense*, la dame que y’a trop d’opposants à la commission Monopoly* et que des opposants, moins y’en a, mieux on se porte ; y’a pas d’raison qu’les opposants, ça soye eux les fifis* de l’Arpenteur

L’Arpenteur* a semblé avoir un bug dans sa comprenotte*, quand la Première des autrefois* elle a espliqué qu’elle était vice-présidente des pécuniaux*à la Cécévéaile* et que comme son parsident*, il l’a déléguée à la commission des impolocos*, elle pouvait pas être à la fois patronne de la commission au titre de la Cécévéaile* et représentante suppléante de Brindas. Elle a donc proposé un autre Municipal* de sa liste « Bien Vivre… » L’Arpenteur* a hésité tant et tant* que la dame du coin, elle s’est réveillée, espérant lui venir en aide en se faisant élire Justepourelle* contre le candidat « Bien Vivant ». La plupart des Municipaux* ayant préféré, lors du scrutin, le « Bien Vivant » comme suppléant de la commission des impolocos*, la dame du coin s’est retrouvée sur la touche, elle est restée comme une carpe qui perd l’eau*…dans son coin…

Le chef de chœur du trio Bépépé*, en déchiffrant le dernier  «  Brindas en Bref », a découvert une fausse note : la partition héberge, en effet, la « Lettre du Maire ». Il a rappelé le traité d’harmonie du règlement intérieur du Municipal* qui n’autorise pas un solo Justepourlui*, car les oppositions doivent pouvoir faire entendre leurs voix…Si le chef de chœur du trio Bépépé*, conciliant, n’exige pas l’application à la lettre du règlement d’harmonie pour les premières fausses notes de ce début de mandat en rodage, il esplique qu’il faudra bien pour la suite, l’appliquer à la « Lettre du Maire » si celle-ci devenait un refrain…

Avant d’aller à schloff*, le Grand Arpenteur* a remercié les pestateurs de pas avoir été tarabâtes*. Il a poussé un ouf de soulagement car il redoutait, pour ce soir de la Ste Blandine, d’avoir à souffrir le martyre… Faut pas que j’omette le « e » à martyre, pace que mes bourgeois*, i vont me ficher une saboulée*. Ah Guignol ! i vont encore conter que je joue les martyrs…

Allez, à la fois que vient…*

 

Le Babiant         juin 2014

 

Salutances : salutations            tant et tant : beaucoup              impolitique : politique      Le Commandeur : le maire      gari : guéri            bien : beaucoup        Pestateurs : spectateurs            le chef de chœur du trio … : la tête de liste        Contrassé : contrarié        s’accutir : s’asseoir        bicher : pêcher        Le Grand Arpenteur… : le premier adjoint            aide de camp : adjoint        parsident :  président             amater ; amadouer              tarabâte : remuant, sot         Ireille : oreille                  palais de Verdun : la mairie          plan  plan : lentement          S’acagnarder : paresser                  bourgeois :patrons                     une Municipale : conseillère          Se relicher : se régaler                 patrigots : commérages    Faire la bobe : bouder          Commission Monopoly : commission urbanisme                se penser : penser           Super sticieuse : superstitieuse    piapias :commérages               encroire : croire           La gagne : la victoire                   Justepoureux : liste « Juste pour vous »          Printanières : élections municipales      fifi : chouchou                  comprenotte : compréhension            Première des autrefois : ancienne maire            v.p des pécuniaux : vice-présidente com . finances          Cécévéaile : Communauté de Communes des Vallons du Lyonnais          Une carpe qui  perd l’eau : bouche bée              Le Municipal : le conseil municipal             Aller à schloff : aller dormir                       ficher une saboulée : faire la chasse          Les gones et les fenottes : les gens        la Fête : la petite salle des fêtes          A la fois que vient : à la prochaine fois

 

 

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02 juin 2014

Tract

Distribué dans toutes les boîtes aux lettres brindasiennes par les militants BPP la semaine dernière.

TRACT mai 2014 v2

TRACT mai 2014 v

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15 mai 2014

Silence, on ouvre !

guignol-parisPour cette seconde séance des Municipaux*, le lundi de la Ste Judith, à la Fête* en bas d’chez toi, on pouvait toujours pas arregarder* Le Commandeur*.C’est donc le premier aide de camp qu’est aussi son second qu’a eu l’honneur de peiner* ce soir-là jusqu’à point d’heure. T’sais Guignol, malgré le yeu*, acque tous les gones et les fenottes un rien tarabâtes*, les Municipaux qui faisaient contre*avec la langue bien pendue, la D.S* absente pour le ravicoler*, il a ben dû se dire, notre Grand Arpenteur des Verchères, qu’il était pas vraiment à la fête…

Si certains révassons* se pensaient* écouter un air d’ouverture interprété par le nouvel ensemble, les Justepoureux , c’est de grandes envolées de fermeture que le concert du soir a offertes au public : adieu contribution des Municipaux de l’opposition aux syndicats intercommunaux, adieu aux commissions étoffées des bémols des sensibilités diverses, adieu veaux, vaches, cochons, couvées, comme qu’i récitait le Jean de la Fontaine avec son pot au lait et sa Perrette…

 

                                                Le menuisier, i ferme…

Donc, pour les Bépépés, un unique Municipal pour chaque commission : on n’y peut pas aller z’ à cha deux à la fois*, les Justepoureux i veulent pas. Faut dire qu’i se méfient, i savent ben qu’au trio Bépépé, i z’ont pas les côtes en long* et qu’i sont ben fichus de peiner* comme quatre…

Pi Guignol, l’ Arpenteur des Verchères, i nous a donné des esplicances* : pendant un bon moment, il a dit que comme menuisier, i s’y connaissait en ouverture…Moi, j’les aime bien les menuisiers ; quand j’étais gone, vers sept-huit ans et qu’le maître de la Laïque i me demandait quel métier j’envisageais pour plus tard, j’répondais « menuisier ! » Bon, revenons dans le vif du sujet : c’est pas pour dire*, mais sans vouloir embierner* not’ Arpenteur, ce qui intéresse le menuisier, pour avoir de la pécune*, c’est plutôt, à grand renfort de trusquin, riflard, varlope, bédane, de la fermer l’ouverture, tantôt avec une porte, tantôt avec une fenêtre, voire avec une baie ou même un œil- de- bœuf…

 

                                                               15-11

Pi alors, sûr qu’on va l’encroire not’ Arpenteur des Verchères quand i s’évertue, pour faire sérieux, à convaincre l’assistance en déclarant qu’à onze le travail est efficace dans les commissions, mais pas à quinze. Ou qu’i nous conte une gognandise*ou qu’i s’emboise*, ou qu’i veut nous prendre une puce sur le nez*. J’en suis tellement couâme* que les bras m’en tombent des cuisses*. Crois-moi Guignol, chuis pas le seul à rester comme une carpe qui perd l’eau*.

C’est leur droit à l’Arpenteur et ses admirateurs de préférer le fouteballe au ruguebie, mais t’sais ben Guignol, qu’au foot, y’en a qui sont pas terribles à onze ; pour le ruguebie, l’espérience montre qu’i sont pas trop de quinze pour veiller au grain sur ce ballon qui prend ses cliques et ses claques* en roulant pas droit. Le plus souvent , même s’i sont quinze , i se dépatrouillent* plutôt pas mal, surtout si à l’ouverture, le demi, i fait pas le boulot à moitié. Si si Guignol, l’ouverture, c’est vraiment conséquent

 

                                                               Fermeture Eclair…

Quant au Plan Local d’Urbanisme (PLU), non non Guignol, ils l’ont pas métu en oubliance*,nos Justepoureux … I se pensaient ben, juste au bout d’un mois de règne, l’espédier à la casse, avant même qu’il ait roulé dans le village et ses alentours. Prenant prétexte de quèques hoquets des fonctionnaires du Parfait* à propos de deux coins tranquilles mais néanmoins un peu moins hospitaliers malgré leur apparence bucolique, haro sur ce satané PLU ! qu’ils clamaient…Foin des dizaines de milliers d’ espinchaux* tirés de la cache-maille* de la commune, des heures et des heures de peine* parfois patette*…Bon pour la boîte à équevilles* ce PLU…qu’i z’espéraient… Bel exemple d’ouverture là encore puisque ce document, pour une part, il doit permettre aux modestes de venir contempler les monts et vallons en ouvrant leurs volets à la piquette* du jour…Non mais ! Pas d’immeubles pour tous à Brindas, faut rester comme les autrefois…pour que quèques-uns puissent se gondiveler* à voir le prix des terrains continuer la grimpette. C’est pas pour dire, mais là, i s’agit d’une fermeture qu’i z’ont manigancée à la coîte*, Guignol, les Justepoureux. J’dirais ben, si j’osais, que c’est même, une fermeture Eclair !

 

                                                                                                      Le Babiant mai 2014

 

 

Municipaux : les conseillers         La Fête : la petite salle des fêtes         arregarder : admirer        Le Commandeur : le maire         peiner : travailler         yeu : lieu, (salle des fêtes)        Tarabâte : turbulent         faire contre : s’opposer         ravicoler : réconforter         D.S : ça sonne mieux que D.G.S , directrice générale des services        Grand Arpenteur des Verchères : 1er adjoint, propriétaire foncier dans la zone de centralité des Verchères        Révasson : rêveur        se penser : s’imaginer         Justepoureux : liste majoritaire en sièges        Z’a cha deux à la fois : à deux             avoir les côtes en long : être paresseux        Peiner : travailler              c’est pas pour dire : précaution oratoire yonnaise         Embierner : mettre dans l’embarras           avoir de la pécune : être riche        Gognandise : plaisanterie           s’emboiser : se tromper          couâme : surpris        Prendre une puce sur le nez : gruger        les bras m’en tombent des cuisses : je suis stupéfait         Comme une carpe qui perd l’eau : rester bouche bée         conséquent : important        Se dépatrouiller : se débrouiller         métu en oubliance : oublié        Le Parfait : le préfet         espinchaux : euros, sous…        peine : labeur        Patette : minutieuse, pénible              boîte à équevilles : poubelle         la piquette du jour : l’aube              se gondiveler : se réjouir          à la coîte : en toute hâte        Fermeture Eclair : majuscule pace que Larousse i dit qu’ c’est une marque déposée…

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10 janvier 2014

Et de trois...

guignol-parisMon billet, ce’te fois Guignol, il est pas inspiré par les péripéties des lundis à la Fête en bas d’chez toi*, encore que…C’est dans un journal des monts et vallons, et d’ailleurs, que j’ai trouvé d’quoi barjaquer*.

Le vendredi de la St Théophile, non non, le Père Noël y est pour rien, pas plus que le poète , les Brindasiens ont appris l’arrivée , non pas du Capitaine Fracasse* mais d’un troisième candidat aux Printanières* de 2014. J’voudrais pas faire le tourmente-chrétien* mais chui pas sûr, Guignol, d’avoir grandement la comprenotte* des subtilités journalistiques : … « adhérent U.M.P qui a constitué une liste apolitique… »qu’i z’ont marqué dans le journal, les écrivains d’la St Théophile. V’là t-i pas que les Uèmepés, i vont nous espliquer comment faire d’la politique apolitique…

Mazette, j’croyais qu’ y’ avait que toi dans ton théâtre qui pouvait faire une prouesse pareille…Comme quoi qu’ à l’ Uèmepé, y’ a pas que la Première d’la Classe* de Brindas qu’avance masquée…J’ veux ben que les Printanières soyent pas loin de Carnaval, mais quand même…Qu’est-ce qu’i z’ont donc tous, les Uèmepézélés du coin à se capiyer*, pourquoi qu’i veulent y aller incognito aux Printanières ? P’têt qu’i z’ont honte ou ben c’est qui sont dans le bejat* ou qu’i z’ont la favette* d’avoir des embiernes* avec leur bourgeois* à Yon ? Ce serait pas plutôt pace qu’i sont un peu finassus* ? Ou alors, c’est t’i pas que tous ces aternoyements c’est à cause que les listes elles sont mal à droite ? Attention Guignol ! « mal à droite » en trois mots, pas en un seul, faut pas confondre…

S’i font tous comme ça, ceusses de l’ Uèmepé, bientôt on n’en entendra plus causer, ça sera plus qu’une remembrance*, elle sera juste bonne pour le musée pour pas qu’on l’oubliye, y’en aura ben des qu’auront pas d’ quoi êt’ benaises*. Mais j’y pense, ceusses de l’Uèmepé, i pourraient te tenir compagnie dans ton palais, comme ça, ça ferait un peu de mixité sociale même si qu’au début, i sont un peu Uèmepégarés…Mais faudra pas faire les tarabates* pace que la bourgeoise du musée, elle va faire vilain . Pi faudra que le Premier de la Cécévéaile, i prévoye une estension à ton palais pace qu’i risque d’y avoir beaucoup de marionnettes à caser comme qu’i disent les piapias* et t’sais ben, si vous êtes trop serrés, ça peut faire du sicotis*

Trêve de gognandises*, le p’tit nouveau qu’est troisième à prendre le départ, il a sorti son bâton d’ Uèmepélerin pour courir la campagne. Certains crient à la zizanie dans les hameaux et auraient préféré le bâton de berger pour rassembler belins et belines*

Y’ a plus qu’à attendre le printemps, mes salutances , Guignol, et à la fois que vient

 

                                                                                                                             Le Babiant janvier 2014

 

Lundis : séances du conseil        La Fête : la salle des Fêtes           barjaquer : causer

Capitaine Fracasse : roman de Théophile Gautier           Printanières : élections municipales

Tourmente-chrétien : enquiquineur     avoir grandement la comprenotte : avoir bien compris

Capiyer : cacher                              bejat : brouillard                             la favette : la peur

Embiernes: ennuis                         bourgeois : patron                         finassus : rusé

Remembrance : souvenir                           benaise : réjoui                               tarabate : turbulent

Piapias : commérages, médisances                       sicotis : vacarme

Gognandises : plaisanteries                                      belins, belines : agneaux

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05 janvier 2014

La cigale et le printemps

guignol-parisAh Guignol ! Faut que j’arrête de bambaner* avec toutes ces fêtes pace que mes bourgeois* i von t encore avoir la ronfle* et dire que je m’enrouille.* Pi que plus, la gardienne du Blog des Bépépédegauche, c’est qu’elle l’a à l’œil, l’audimat !...T’as ben dû te rend’ compte que depuis quèque temps, la Fête* en bas d’chez toi, elle désemplit pas : ça bouge acque les élections printanières qui s’impatientent…

Pour ce qui est du lundi* de la Ste Aude, même s’i y’avait le Premier* de la Cécévéaile acque qui les Bépépédegauches ont tenté de causer des équevilles qui débordent les veilles de ramasse, dans certains beaux quartiers de not’ bonne ville, la séance n’a pas été mémorable.

Toutefois, la Première d’la classe, elle était pas en retard pour les cadeaux. Pourtant, elle arrête pas de crier misère et d’se plaindre que le Père Noël-Etat est de plus en plus pince acque la cache-maille* municipale : l’Etat, il la trouve assez cafie* comme ça la commune…Et pi que même, l’Etat, parfois, c’est le Père Fouettard qu’il envoye acque son jarlot* plein de prunes Esserrue à ceusses qui font les bras cassés* et qui construisent pas assez de chaumières pour tous…

Bon, assez bajaflé* sur ce qui fâche. Revenons donc au cadeau : même si les rentrées d’argent que descendent de Paris et du Général* elles s’allègent comme le manger de maintenant, la Première, elle perd pas le moral et ça l’empêche pas d’offrir des cadeaux : ça lui arrive d’êt’ cigale comme qu’i disait La Fontaine les autrefois , acque certains, pas acque tous, attention Guignol, pas acque tous ; faut pas compter sur elle pour sombrer dans l’assistanat comme qu’elle déclare à la tribune dans les grandes occasions…Figure-toi donc que la Première d’la classe, non seulement elle a demandé aux Municipaux* de voter pour un cadeau de quèques milliers d’euros à un promoteur mais en plus, elle a pas voulu leur dire qui que c’est ! Quand tu participes à un cadeau Guignol, on te dit ben pour qui que c’est non ?

Au fait, si avec toutes tes étrennes, ta cache-maille, elle déborde, tu peux toujours demander conseil à la Première : c’est qu’elle s’y connaît en finances. Fais comme elle : emprunte à 4,5% et place à 0,5%. Comme qu’elle dit la Madelon, quatre mailles et demie à l’envers, une demi- maille à l’endroit, ça fait ben un drôle de tricot…

Quant au lundi de la Ste Alice, la Première, elle pensait déjà au printemps ; elle avait tellement le coqueluchon* ailleurs qu’elle a présenté , comme qu’i lui a dit, çui d’la Finance du club des cinq des Bépépédegauches qu’est un fin palais, un buget* sans saveur, un buget qui n’a ni goût ni grolle. C’est vrai qu’avec son buget, y’avait pas de quoi se relicher* les babines comme acque un bon tablier de sapeur* arrosé d’un verre de coteau du Yonnais.

Allez Guignol, j’te laisse. Fête bien l’année que vient et n’oublie pas la sagesse yonnaise : « au travail, on fait ce qu’on peut, à table, on se force. Bon appétit et large soif. »

 

                                                                                                              Le Babiant décembre 2013

 

Se bambaner : flâner                    bourgeois : patron                         avoir la ronfle : rouspéter

S’enrouiller : rouiller                     La Fête : la petite salle des fêtes              le lundi: séance du Conseil

Le Premier : le président             cafie : bourrée                                 cache-maille : tirelire

Jarlot : baquet en bois pour la vendange             prunes Esserrue : amendes liées à la loi SRU

Bras cassé : fainéant                      bajafler : bavarder                         le Général : le conseil général

Municipaux : les conseillers       coqueluchon : tête                       

Tablier de sapeur : ou tablier de Guignol, morceau de panse de bœuf cuit au court-bouillon puis pané et poêlé.

 

 

 

 

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