Les Emeraudes: des inexactitudes dans l'article du Progrès
Suite à l'article paru dans le quotidien Le Progrès le 12 décembre dernier, intitulé "Solution trouvée pour la maison de retraite Les Emeraudes" (voir ci-dessous), Noël Buénerd, conseiller municipal de la commune de Brindas, délégué titulaire au Syndicat intercommunal pour les personnes âgées (Sipag) des cantons de Vaugneray et Tassin et membre de BPP, a adressé le courrier suivant au journal:
"A la lecture de l’article intitulé «Solution trouvée pour la maison de retraite Les Emeraudes» , paru dans votre journal le 12/12/2012, je m’étonne de constater plusieurs inexactitudes :
- Il est écrit : « Concrètement Les Émeraudes restent un établissement public chargé d’un service public au même titre que la clinique abritée par la commune ».
Inexact : ni la clinique de Vaugneray, ni la maison Les Émeraudes ne sont des établissements publics. Gérés par des associations, structures de droit privé, ce sont des établissements privés.
- Il est écrit : « Parce que le Sipag, acteur majeur du développement social en faveur des personnes âgées, n’avait pas forcément vocation à assumer un bâtiment… »
Plusieurs remarques :
- le Sipag, structure publique qui a fait construire la maison Les Émeraudes et qui en est propriétaire, pour être en conformité avec la réglementation actuelle, se doit de faire assumer la gestion de l’hébergement par un établissement public autonome. Le comité syndical, durant ce mandat, a, à deux reprises, en février 2009 et en mai 2012, demandé, par délibération, la transformation de la maison en établissement public autonome. Malgré la réglementation, l’Agence régionale de santé Rhône-Alpes et le Conseil général du Rhône ont préféré laisser les agréments à l’association de gestion, bien que celle-ci ait amené la maison Les Émeraudes au bord du gouffre en 2009.
- Statutairement, le Sipag a toujours eu pour vocation de créer des établissements.
Statuts de 1967 : (...) « constitution d’un syndicat intercommunal ayant pour objet la mise en œuvre de moyens en vue de la protection sociale des personnes âgées et, dans l’immédiat, la création d’une maison de retraite de vieillards à Pollionnay.».
Statuts révisés approuvés par le préfet en septembre 2012 ; parmi les différentes missions du Sipag, on relève celle-ci: « création d’établissements publics médico-sociaux qui présentent un intérêt intercommunal sur le territoire du Sipag.»
- Dans l’encart en bas à gauche de l’article, ayant pour titre « 4 abstentions » : « Nous aurions préféré une gestion publique… » Ce à quoi lui a répondu Daniel Jullien : « C’est ce que nous aurions voulu. Seulement, il aurait fallu changer le statut du personnel, ce qui n’était pas réalisable.»
Inexact : les membres du personnel auraient pu choisir le statut le plus avantageux (privé ou fonction publique) selon leur situation professionnelle. En outre, depuis 2008, M. Jullien et quelques autres maires se sont toujours opposés à la transformation de la maison Les Émeraudes en établissement public autonome.
- En ce qui concerne l’efficience annoncée comme supérieure quand il y a gestion associative, l’établissement Jean Villard, à Pollionnay, est un établissement public réputé très efficient.
- Pour ce qui est des états d’âme des financeurs, ils auraient sans doute prêté au Sipag mais probablement pas à une association qui, en 2009, après plusieurs années, présentait un déficit cumulé de 500 000 €, épongé par de l’argent public provenant de différentes sources (État- DASS- Sipag).
Malgré mon inquiétude, je souhaite longue vie à la maison Les Émeraudes et j’espère que vous voudrez bien publier ces remarques indispensables à une plus juste connaissance du dossier.
Avec mes salutations,
Noël Buénerd"
Nous espérons que le Progrès aura l'honnêteté de publier dans ses pages l'ensemble de ces précisions qui permettent de rétablir dans leur exactitude des éléments essentiels à la connaissance du dossier. A défaut, vous, lecteurs de ce blog, auraient pu en prendre connaissance !
L'Extrême droite radicale dans les Monts du Lyonnais
Nous vous conseillons la lecture de cet article très complet sur les groupes identitaires d'extrême droite de l'Ouest Lyonnais. Avec des élus partagés entre inquiétude et immobilisme...
http://www.rue89lyon.fr/2012/12/11/les-monts-du-lyonnais-aux-prises-avec-lextreme-droite-radicale/
Vivement le 2*… les renforts arrivent…
Ah Guignol ! quelle quinzaine en novembre ! Y’a ben eu du monde à regonfle* qu’a défilé en bas d’chez toi. Mais c’était à la Grande* ; i fallait ben ça pour causer aux gones et aux fenottes qu’étaient venus se montrer aux réunions tout public de la Première d’la classe. Deux invitances* la même semaine, elle accélère la cadence, comme les bus bientôt. Pourquoi qu’elle fait ficelle* ? Mon envoyé spécial à la Fête, il a du mal à suivre, pi avec toutes ces heures sup, i va payer des impôts pour l’heure. Avec tous ces parlements*, faut que la Première, elle ait la pendule à l’œil pace que mon correspondant qui commence à tomber vieux*, i pourra pas trop courater* pour attraper le dernier métro, pardon, le dernier bus pour s’en rentourner* à sa cadole*.
D’abord, le mardi de la St Brice, la Première, elle a fait venir les citoyens pace qu’elle révise, pas le baccalauréat, mais le PLU :et ben, le PLU, y’en a même à Brindas qui trouvent que c’est encore TROP,et pi ça leur donne la ronfle*, ça les gêne dans leur bisenesse*…
Pi, le jeudi de la St Albert, les citoyens sont venus faire un viron*avec les Rouges et Blancs* : c’est le patron de leur syndicat qu’est venu leur conter la conquête de l’Ouest.Y’a ben quèques bouchons à éviter du côté du chef-yeu*entre autres, pace que le patron qu’est près de ses pécuniaux, il a espliqué que le temps, c’est des escalins*dans le gousset et la gratuité que c’est pas sa tasse de thé, même si au chef-yeu , ça leur plairait bien.
Le patron, pour conduire par monts et vallons, jusqu’à Thurins, gones et fenottes, ce soir-là, i portait pas de bugne* mais il avait une cravate rouge comme ses bus et comme celle de Mélenchon et même qu’en plus, pour affronter la fraîcheur de la campagne, il avait mis une écharpe pareille.
Guignol, ce patron des Rouges et Blancs, quel bavard ! Bien plus pire que la Première de la classe ! Entre nous, pour ce qui est de la Première, avec sa majorité très silencieuse et ses aides de camp très calmes, même quand y’a des gones un brin tarabates*dans la salle, ça fait une moyenne…Le patron du syndicat, lui, il a fait peiner*un peu ses empoyés qu’il avait amenés à la Fête. Bien sûr, il a parlé pécuniaux à regonfle*.Avec la métropole d’où qu’i vient, faut tout faire en grand : le réseau, le buget, le gasoil, les kilowattheures. Même les bus, il les achète comme certains la bière*, par packs pour la réduc. Il a été un peu plus bref sur la gratuité qui provoquerait comme qu’i dit en plus du déficit de pécuniaux, un déficit d’image : i veut pas que ses Blancs et Rouges passent pour des bus au rabais, non mais !
Nos deux gones de Brindas qu’ont pas les Rouges et Blancs franc dans leurs bonnes et qui comptent pas leur temps de parole, i pensent qu’ y’a pas besoin de bus dans not’ belle campagne et pi que ces bus, ça coûte ben à la cache-maille* de not’ ville, et aussi aux fabriques* qui participeront au versement transport. La Première, qu’i disent, elle ferait mieux de faire de la gratte* pour le buget et baisser leurs impôts.
Le premier de nos gones, c’est le Veilleur de La Paix* : il aime beaucoup compter les voyageurs des bus au terminus quand ils sont vides. Pi, sans doute, nostalgique, quand i cause picaillons, même qu’i traduit les euros en francs (lourds !) P’têt qu’il attend leur retour au terminus ?
Pi, le second gone, l’ Espère comptable, c’est vrai qu’i conte beaucoup. Mais, i semble plus pécialiste des grands nombres d’escalins* que des voyageurs des Rouges et Blancs. Il arrive pas bien à les compter, p’têt pace qu’i sont bougeons ? Ou ben, c’est à cause de l’heure matinale, ou qu’il a peur de les confondre avec des contrôleurs banalisés ? Alors, il interviouve les chauffeurs pour tenter de savoir. Mais les chauffeurs i bouliguent*, eux, i z’ont aut’ chose à penser que compter les voyageurs qui montent, qui descendent…I paraît qu’à 6h du mat,y’en a rien* : à ce’t’ heure, les travailleurs i z’ont ben le droit d’ prendre leurs ertétées entre 5h et 8h, non ?
Not’ Espère,ensuite, il a embrayé sur les pauv’ pigeons de bourgeois* qu’on va encore petafiner*un peu plus en prenant des pécuniaux aux fabriques*de plus de 9. I nous aurait presque fait venir les larmes. Not’ Espère est sans doute un grand défenseur des pigeons, il a le droit, remarque Guignol. Mais, les pigeons, si y’en a trop, c’est comme les étourneaux, il faut décochoner*après leur passage et ça peut devenir un sujet sur lequel y’en a qui vont faire vilain.
Trêve de piapias* Guignol, moi je préfère les colombes, pour la paix .Faut seulement espérer qu’avec les Blancs et Rouges, y’aura pas de pigeons voyageurs ou de voyageurs pigeons, comme que tu préfères…
Comme qu’i dit SYTRAL dans sa réclame aux communes qui se connectent (branchées quoi !) « Vous êtes désormais proches de tout. »
.Après tous ces noms d’oiseaux et pour terminer avec une fleur, le patron du syndicat des bus, i pourrait appondre* : « Avec les Rouges et Blancs, vous verrez la vie en rose. »
Le Babiant novembre 2012
Le 2 : le 2 janvier 2013 à regonfle : en grand nombre la ronfle : rouspéter
La Grande : grande salle des fêtes faire ficelle : faire vite parlements : discours
Invitances : invitations courater : courir cadole : maison
Bisenesse : dérivé du Grand Breton Rouges et Blancs : bus du syndicat de Yon
Chef-yeu : chef-lieu escalins : sous bugne : chapeau
Tarabate : turbulent peiner : travailler cache-maille : tirelire
Bière : sujet en vogue à Brindas depuis l’été 2012 fabrique : entreprise
Gratte : économies La Paix : place de….. bouliguer : travailler dur
Rien : peu bourgeois : patrons petafiner : abîmer
Décochoner : nettoyer piapias : bavardages appondre : ajouter
L'association Brindas, Participation et progrès
Pourquoi une association ?
Le système électoral français nous appelle une fois tous les six ans à voter pour renouveler le Conseil Municipal de Brindas et élire ainsi nos représentants.
Au delà de cette démocratie représentative, il est indispensable que chacun puisse continuer à réfléchir et à participer aux décisions prises tout au long du mandat : nous prônons une démocratie participative, tout en respectant les institutions.
Pour cela, il faut :
Avoir accès à l'information, organiser le travail de réflexion, maintenir une dynamique de groupe, disposer d'une tribune.
Pour ces raisons, notre association a choisi de soutenir , en 1995 en 2001 et en 2008 les membres de la liste électorale " Brindas, Participation et Progrès, Ensemble à gauche ". Nous poursuivons notre travail avec les conseillers municipaux issus de cette liste.
Grâce à eux, nous disposons des informations utiles et d'une tribune.
Grâce à notre association, ils disposent d'une puissance de travail et de réflexion qui améliore leur efficacité.
Notre fonctionnement est le suivant :
des groupes de travail qui approfondissent les dossiers importants ;
des réunions systématiques de préparation des séances publiques du conseil municipal ;
un effort particulier de communication de l'information avec le blog, la newsletter, les publications régulières dans le bulletin municipal et les tracts à l'ensemble de la population.
Petit historique
- Une liste "Dialogue et innovation" se présente aux élections municipales de 1989. Le mode électoral des communes de moins de 3500 habitants ne lui permet pas d'obtenir d'élus, mais le groupe reste vigilant et impliqué dans une action critique mais constructive de la vie municipale.
- Cela se concrétise par la création d'une association "Dialogue et Innovation" en juin 1993.
- Aux municipales de 1995, l'association se présente à nouveau aux suffrages des Brindasiens dans une liste intitulée "Brindas, Participation et Progrès".
- En 2001, la liste "Brindas, Participation et Progrès, Ensemble à Gauche" obtient 22.3% des suffrages et 3 élus.
- L'association "Dialogue et innovation" change de nom et devient "Brindas, Participation et Progrès".
- En 2008, la liste "Brindas, Participation et Progrès, Ensemble à gauche" manque l'élection de 39 voix, obtenant 37.93% des suffrages et 5 élus : Patrice Cornut, Francine Poinseaux, Rémy Ménétrier, Nicole Robert et Noël Buenerd.
Compte rendu du conseil municipal du 19 novembre 2012
LE DEBAT D’ORIENTATION BUDGETAIRE (DOB)
Ce conseil municipal était consacré, pour l’essentiel, au débat d’orientations budgétaires, qui, sur la base de documents remis par Mme le Maire, permet de constater et envisager les grandes orientations municipales.
Les élus de Brindas Participation & Progrès, ensemble à gauche ont fait notamment les observations suivantes :
« Amendes SRU (pour insuffisance de logements sociaux)
- Le terrain de l’ancienne maison des familles a été cédé (bail emphytéotique) à la Semcoda pour 1 € symbolique (sa valeur était de 270 000€). La majorité municipale avait dit à l’époque (Cf. conseil municipal de mars 2009) qu’en contrepartie la commune ne paierait plus l’amende SRU à concurrence de ce montant. Toutefois, on découvre aujourd’hui que cette compensation ne jouera que jusqu’en 2013 ! On n’effacerait donc que deux années d’amende, soit 85 K€ et la commune va donc perdre 185 K€ (275 K€ - 85 k€) !
Nous ne regrettons pas la mise à disposition du terrain pour la réalisation de 4 logements sociaux. Nous regrettons que les modalités que vous avez retenues aient été mal évaluées et se révèlent plus couteuses que prévu.
Réponse de Christiane Agarrat : « Tous les ans, la méthodologie de calcul de la loi SRU change. C’est une tromperie de la part de l’Etat. Il faut s’en prendre aux gouvernements successifs. Je ne trouve pas logique que vous me reprochiez cela. »
Adhésion au Sytral
- Votre majorité municipale a pris la responsabilité, Mme le Maire, de faire élire à la présidence de la CCVL, M. Malosse, qui était un opposant de la première heure à l’adhésion au Sytral. Résultat, bien que la CCVL ait voté à une large majorité son adhésion au Sytral, son président a usé, voire abusé de ses prérogatives que vous lui avez confiées pour enliser le projet. Résultat de votre choix de 2008 : il a été nécessaire que Brindas contourne l’inertie de M. Malosse et adhère directement au Sytral. Ceci a toutefois deux conséquences :
- deux ans de perdus car le Sytral avait fait, dès 2010, une proposition de développement des transports en commun pour le 01/01/2011 ;
- le coût de l’adhésion, qui est de 20€/habitant ; qui devait être à la charge de la CCVL sera finalement à charge de la commune, soit 110 000 €/K€
Nous ne regrettons pas le coût de ce service indispensable, nous regrettons que cette somme qui aurait dû être prise en charge par la CCVL le soit au final par la commune, du fait de votre choix de faire élire un opposant Sytral à la présidence de la CCVL.
Réponse de Christiane Agarrat : « Pas de réponse à apporter. »
Endettement de la commune
Le dernier emprunt souscrit par la commune en 2008 est de 1 270 000€, à un taux de 3,55%. Mais faute d’utiliser cette somme, la commune a placé depuis 2010 plus de un million d’euros à rémunérer à 0,5% ! Ceci représente une perte 35 k€ par an ! Nous ne remettons pas en cause le placement mais le fait que la commune ait emprunté au-delà de ses besoins.
Réponse de Christiane Agarrat : « Cet emprunt nous sert à payer nos investissements. Notre intérêt, c’est de placer la trésorerie. Cela nous a permis de ne pas réemprunter. Il ne faut pas avoir une vision à trop court terme.
EPORA
La CCVL a été obligée par le préfet d’adhérer à cet organisme qui fait du portage foncier. La cotisation initiale (2007) était de 5,3 €/habitant. Elle est aujourd’hui de 11 € prélevés sur nos impôts locaux! Sur Brindas, depuis 2007, cela représente autour de 250 000 € en cumul… Tout cela pour aucune opération, ni à Brindas ni sur la CCVL. Vous vous plaignez de l’inertie de l’Epora. Mais :
- Pourquoi ne pas avoir demandé à l’EPORA de venir s’expliquer au moins en commission générale, voire en conseil municipal ?
- Pourquoi ne pas avoir demandé à votre ami M. Guilloteau, qui siège au CA de l’EPORA de faire quelque chose, d’autant que c’est le CA qui vote la hausse des taxes !
- Pourquoi d’autres communes arrivent à travailler avec l’EPORA, comme Chaponost, qui a signé une convention avec l’EPORA en juin 2011 et qui a déjà obtenu, fin 2011, une opération de portage foncier de 790 000 €, de même qu’à Communay, commune de 4000 habitants.
Réponse de Christiane Agarrat : « Avec l’Epora, c’est silence radio depuis 2 ans ! Cet établissement public est inefficace. »
Bilan de la politique foncière de la commune depuis votre arrivée
- La commune a vendu pour 1,4 M€ de terrains lui appartenant. Dans le même temps, aucune réserve foncière significative n’a été achetée. Le patrimoine foncier de la commune s’est appauvri. Plus on attend, plus le prix du foncier monte. En quelques sortes, vous avez vendu les bijoux de famille pour financer les investissements réalisés.
Réponse de Christiane Agarrat : « Vous position est incohérente, puisque vous soutenez une politique de plus de logements sociaux ! Nous n’avons pas eu d’opportunités, nous n’allons quand même pas faire des expropriations ! Nous avons certes moins de terrains mais nous avons réalisé des investissements, donc ça n’appauvrit pas la commune.»
AUTRES POINTS ABORDES
Modification des statuts du Sipag
Plus qu’1 titulaire et 1 suppléant. Mme le Maire a proposé M. Buénerd comme titulaire et Mme Rognard comme suppléante.
Retrouvez ici l’intervention de Noël Buénerd , élu de BPP :
« Mme le Maire, chers collègues,
J’ai accepté d’être délégué de La commune au Sipag, avec Andrée Rognard comme suppléante. J’ai beaucoup hésité. Je suis surtout triste. J’ai passé une partie de l’après-midi au Sipag, à une « commission transversale », ressuscitée pour la circonstance. On nous ressert une convention pour le transfert de la gestion des bâtiments et des terrains des Emeraudes, à la commune de Vaugneray, pour une durée de 60 ans. Le comité syndical aura donc prochainement à délibérer, si la réponse de l’agence régionale de santé (ARS) et du conseil général finit par parvenir au Sipag. C’est d’autant plus incohérent que, dans ses statuts révisés, le Sipag a réaffirmé avoir pour mission, parmi d’autres, la création d’établissements publics médico-sociaux présentant un intérêt intercommunal sur son territoire. Je rappelle, que le comité syndical a délibéré à deux reprises (février 2009, et mai 2012) pour la création d’un établissement public.
Selon la présidente, les tutelles ne refusent pas l’établissement public, mais l’ARS préfère attribuer les agréments nécessaires à son fonctionnement, à une association loi 1901… Si un tel déni juridique et démocratique devait aboutir avec cette session à la commune de Vaugneray, je me verrais, ne voulant pas apporter ma caution à de telles manœuvres, dans l’obligation de démissionner et d’interpeller M. le Préfet du Rhône. En plus du double déni évoqué, je dois dire que, profondément, je m’oppose à cette entreprise de démutualisation : comment peut-on abandonner, à une seule commune, la charge d’un établissement, créé par la mutualisation, au sein d’un syndicat intercommunal représentant 16 communes ? »
Réponse de Christiane Agarrat : « Je partage votre analyse. Notre position n’évolue pas, nous sommes pour la création d’un établissement public. » Puis, après que Rémy Ménétrier lui a suggéré : « Je tâcherai de me rapprocher des élus qui sont sur la même position. »
QUESTIONS DIVERSES
- Nous (par la voix de Patrice Cornut) notifions à Mme le Maire que les élus de BPP n’ont pas été invités pour l’accueil des nouveaux arrivants. Cette dernière, très étonnée, a promis qu’on ne l’y reprendrait plus…
- Y-a-t-il un projet de surface commerciale de 1000m2 au Pont Chabrol ? Demande Patrice Cornut. Réponse : « Non rien de tel … », suivi d’une certaine confusion. Affaire à suivre…
- Nous sommes intervenus, après concertation avec M. Masson du collectif RD 75, pour signaler le manque d’information par ERDF et RTE sur la ligne 63 000 volts qui doit passer le long de la RD75. Réponse : « Nous avons fait ce qu’il fallait » C’est un peu court, étant donné les enjeux (Cf. sur le blog, notre compte rendu de la réunion BPP du 16 novembre 2012 pour préparer ce conseil municipal.)
Prochaine réunion du conseil municipal : lundi 17/12/2012 à 19h30.
Réunion publique sur les transports à Brindas : deux ans de perdus !
La réunion publique du 15 nov 2012 sur les transports dans notre commune s'est tenue en présence de Bernard Rivalta, président du Sytral.
A partir du 2 janvier 2013, deux nouvelles lignes TCL desserviront Brindas, la 10 et la 11 (en plus de la 73 qui demeure). N'hésitez pas à vous reporter au site du Sytral pour plus de précisions.
Evidemment, tout le monde se félicite, et nous les premiers, de voir enfin les transports en commun se développer sur la commune. Nous avons toutefois tenu à rappeler ceci à Mme Christiane Agarrat:
"Ce projet était initialement porté par la CCVL. Mais votre majorité municipale a fait le choix, en 2008, de porter à la présidence de cette dernière, Daniel Malosse, qui était pourtant un opposant de longue date à ce projet. Du coup, fort de sa présidence de la CCVL, il a fait preuve d’une inertie tout à fait remarquable ... Tant et si bien que, malgré l’adhésion de la CCVL au Sytral, pourtant votée à une très large majorité en 2009, cette décision ne s’est jamais concrétisée.
Face au blocage du président de la CCVL que vous avez élu, il a donc été nécessaire qu’en 2012, Brindas contourne la CCVL et adhère directement au Sytral. Toutefois cette seconde voie a eu plusieurs conséquences :
- Tout d’abord deux ans de perdus ! Puisque que le Sytral avait fait une proposition en 2010 (similaire à l’actuelle) pour un démarrage progressif des lignes dès janvier 2011….
- Enfin, le coût de financement de ces lignes, qui devait être initialement à la charge de la CCVL et qui avait été intégré dans son plan de mandat pour l’ensemble des résidents de la CCVL, sera finalement à la charge de notre commune, soit un impact de plus de 110 000 €/an sur notre budget, qui aurait pu être pris en charge par la CCVL.
Donc, oui, nous nous félicitons du développement des transports en commun à Brindas, qui vont enfin permettre à nos concitoyens d’avoir une alternative économique et pratique à la voiture. Mais force est de constater que ce projet se concrétise aujourd’hui pour les Brindasiens dans des conditions beaucoup plus défavorables qu’elles n’auraient pu l’être si vous aviez fait un autre choix en 2008."
PLU: 250 BRINDASIENS SONT VENUS ASSISTER A CE PREMIER DEBAT
La réunion qui s’est tenue le 13 novembre 2012 a porté sur le cadre de la révision du Plan local d’urbanisme (PLU) et sur le calendrier de cette dernière. Mme Forel, pour le bureau d’études Latitude plante le décor : c’est une réunion de concertation, centrée sur l’intérêt général, et non pas sur les situations particulières.
Présents : Mme Le Maire, M. Bianchi, adjoint à l’urbanisme, le bureau d’études Latitude (Mme Forel, Mme Dagorn), Joëlle Camu, responsable du service urbanisme, Laurence Demeuse, directrice générale des services.
Remarque : il serait intéressant d’avoir le document projeté par le bureau d’études lors de la réunion publique. Les élus de BPP en ont formulé la demande à deux reprises, la dernière fois au dernier conseil municipal (19 novembre 2012). Ils se sont heurtés à un refus de Mme le Maire. Raison invoquée : "Ce sont des documents de travail qui ne peuvent être divulgués. Je ne sais d’ailleurs même pas si nous les avons."
CADRE DE LA REVISION DU PLU
Pourquoi réviser le PLU qui n’est pas très ancien ?
- le PLU ne répond pas aux nouvelles normes : loi Grenelle, la « grenellisation » des PLU est exigée à l’échéance 2016.
- le Schéma de cohérence territoriale (Scot) a été approuvé ; des préconisations pour l’Ouest lyonnais ont été formulées ; il faut se mettre en compatibilité avec le Scot dans les 3 ans.
- enjeux liés à la commune : Brindas se développe.
Le Scot va du Pays de l’Arbresle au Pays Mornantais, en passant par les Vallons du Lyonnais et la Vallée du Garon. Brindas est en polarité 2 (les polarités vont de 1 à 4). Il y a une hiérarchisation des communes suivant leur niveau d’urbanisation et de développement.
Objectif visé : 2020
Pour Brindas :
- La population maximum en 2020 ne pourra pas excéder 6120 habitants. Entre 2006 et 2020, on peut construire 624 logements maximum, dont 231 logements sociaux minimum. (258 logements pour la décohabitation, 366 logements pour les nouveaux résidents.)
- densité de construction : 30 à 40 logements/ha maximum :
- 25% maximum de logements individuels (10 à 20 logements à l’ha)
- 45% maximum de logements groupés
- 30% maximum de logements collectifs (+ de 50 logements/ha)
Actuellement, 176 logements ont été construits entre 2006 et 2010 ; entre 2011 et 2020, il restera, au maximum, 448 logements à construire. D’ici 2020, il faut dégager 15 ha constructibles sur la commune, au maximum: la capacité actuelle de Brindas est d’environ 63 ha constructibles, donc bien supérieure à celle nécessaire.
Principaux enjeux pour la commune:
- maintenir un cadre de vie de qualité et de l’attractivité ;
- pérenniser les espaces verts, naturels et agricoles ;
- adapter le développement résidentiel à l’échelle des quartiers ;
- rendre les centres un peu plus compacts et les quartiers périphériques moins denses ;
- répondre au besoin en logements (parc adapté pour les personnes âgées et les jeunes ménages) ;
- maintenir l’équilibre entre l’habitat et les activités (artisanat – commerces – services, etc.).
Les PLU «Grenelle» : 4 grands principes
- équilibre entre le développement urbain, la préservation des espaces agricoles naturels et des paysages ;
- diversité des fonctions urbaines et mixité sociale (emploi, habitat, moyens de transport) ;
- Utilisation économe de l’espace et maîtrise des déplacements.
- Respect de l’environnement : ressources naturelles, risques et nuisances, effet de serre, préservation de la population, etc.
Pourquoi ? Constat général alarmant en France. En 20 ans, la population s’est accrue de 10% et l’espace urbanisé de 40% (étalement urbain, voieries) ; 600 km2 chaque année sont urbanisés (pris sur la nature, 6 fois la surface de Paris).
Conséquences en termes de coûts :
- multiplication des réseaux ;
- multiplications des déplacements automobiles ;
- fragmentation des espaces naturels et agricoles ;
- banalisation des paysages ;
- augmentation des coûts pour les ménages (déplacements, 2 voitures, temps perdu, etc.).
A Brindas, mêmes tendances : en 40 ans, il y a eu un accroissement significatif des surfaces artificialisées. Organisation qui demande beaucoup d’énergie : étalement urbain = maison individuelle = 120 à 150 kWh/m2/an. A partir de janvier 2013 : 50 kWh/m2/an ; en 2020 : moins de 15 kWh/m2/an.
Comment agir ? En limitant les déplacements et les besoins en énergie (notion de compacité)
Etat des lieux de la commune
- Le Programme d’aménagement et de développement durable (PADD) :
Objectifs :
- développement démographique économique et touristique ;
- fonctionnement urbain ;
- préservation de l’environnement ;
- nouveauté : prise en compte de la qualité énergétique et de consommation foncière.
- Grands secteurs de développement de la commune
Le plan de zonage :
- zone U : zone urbanisée, les réseaux existent.
- zone AU : zone à urbaniser
- zone A : zone agricole
- zone N : zone naturelle
CALENDRIER
- Délibération en conseil municipal
- Etude, concertation et débat : 1er semestre 2013
- Bilan de la concertation, arrêt du projet
- Avis des personnes associées : pendant 3 mois
- Enquête publique, commissaire enquêteur : 2 mois
- Approbation par le conseil municipal
A cela, ajouter 6 mois de délai administratif. La révision devrait être adoptée fin 2013. Mme le Maire a la volonté de tenir le calendrier pour finir avant la fin du mandat.
AUTRES POINTS
- En liaison avec le Scot, il y a le schéma d’implantation commerciale ; la CCVL travaille sur cette question.
- Mme le Maire rappelle les obligations de la loi Solidarité renouvellement urbain (SRU) :
- respecter l’augmentation maximum de la population (1,1%) ;
- respecter le pourcentage de logements sociaux.
DEBAT AVEC LA SALLE
- question à propos du Cos (Coefficient d’occupation des sols): il permet de limiter et d’encadrer la densification ; actuellement, il n’y en a pas.
- question sur une disposition du PLU, la bande des 20 m : « La municipalité a été mal conseillée par le précédent bureau d’études.»
- question suivante : « Qu’est-ce qui prime, la loi SRU ou les dispositions régissant le PLU ? » Réponse : « C’est la loi SRU qui détermine le nombre de logements sociaux ; actuellement pour respecter la loi, il nous en manque 400 ; nous payons une amende de 120 000 € ; puisque des permis de construire sont acceptés, notamment pour des maisons individuelles, le pourcentage de logements sociaux n’augmentant pas assez vite, l’amende risque d’augmenter. »
- question sur la Protection des espaces naturels et agricoles en périurbain (Penap) : Une commission agriculture a été créée. Des réunions ont eu lieu avec les agriculteurs de la commune (12) pour déterminer les terrains agricoles à classer : ils sont presque tous en Penap, c’est-à-dire, resteront agricoles pendant 30 ans.
Prochaine réunion de préparation du conseil municipal
A vos agendas ! La prochaine réunion de BPP pour préparer le conseil municipal du 17 décembre 2012 aura lieu le mercredi 12 décembre à la petite salle des fêtes, à partir de 20h30, et non le vendredi 14 comme annoncé précédemment.
LES EMERAUDES : CHRONIQUE D’UN ENLISEMENT ANNONCE ?
Par N. BUENERD, Conseiller municipal délégué au Syndicat Intercommunal pour les Personnes Agées (SIPAG) des cantons de Vaugneray et Tassin.
Intervention à la séance du Comité syndical du SIPAG du 23 mai 2012 à propos de la délibération N°14 « Engagement de la procédure pour la création de l’établissement public médico-social LES EMERAUDES ». Pour être plus précis, il s’agit en réalité d’une transformation d’un établissement dont la gestion de l’hébergement est assurée par une association, structure de droit privé.
Je suis de ceux qui estiment que le dernier projet, concernant la cession de la gestion de l’immobilier à une commune, ignore la question essentielle de la gestion de l’hébergement, actuellement non conforme à la réglementation en vigueur.
De plus, ce projet ne tient pas compte du vote du 26 février 2009, un vote à bulletins secrets du comité syndical du SIPAG, quasi unanime (22 voix sur 23 votants), demandant la création d’un établissement public autonome, comme le SIPAG en avait non seulement le droit mais aussi le devoir, pour se mettre en conformité avec la réglementation.
A partir de là, comment admettre que quelques-uns, et parmi eux, des élus, s’évertuent à empêcher cette création ? Certains refusent, en effet, toute modification systémique du mode de gestion de la maison Les Emeraudes. Notons que, dans nos campagnes françaises, des élus se battent pour sauvegarder quelques parcelles de services publics ! Pourquoi vouloir sauvegarder à tout prix un mode de gestion qui n’est plus conforme et qui, des années durant, a amené l’établissement au bord du naufrage ? Rappelons qu’une somme d’environ 500 000 € d’argent public a été injectée pour éviter ce naufrage (cf PV comité syndical du 27/10/2009 et courrier à M. le Maire de Vaugneray de Mme Nora Berra, secrétaire d’Etat chargée des Aînés, offrant 400 000 €). Ne prenons pas le risque d’une récidive d’une gestion incertaine…
L’actuelle association de gestion, l’AIGE, tout comme la précédente, l’AIPA, pose question. Concernant cette dernière, relisez l’étude de Maître Degas, spécialiste de droit public. Pour l’AIGE, référez-vous à la seconde étude juridique conduite par un cabinet de la Loire et datée du 05/09/2011 (ce n’est pas vieux…). Je vous ferai grâce de la synthèse de cette dernière étude, la conclusion suffira : « L’association AIGE exerce à ce jour son activité dans des conditions non conformes au droit et génératrices de multiples risques pour les élus qui en sont membres. La création d’un établissement public apparaît comme la seule solution offerte par le code de l’action sociale et des familles pour la gestion, qui paraît bien ici relever d’une personne morale de droit public au sens du code de l’action sociale et des familles. »
Même le courrier de l’Agence Régionale de Santé (ARS) du 20 mai 2011 souligne: « Les incertitudes liées au statut de la personne morale gestionnaire de l’EHPAD n’ont pas été levées à l’occasion des modifications des statuts de l’association. » Second courrier de l’ARS, daté du 20 mars 2012: « A ce jour, cette situation irrégulière perdure. Cet état de fait ne pouvant se prolonger, il vous est demandé instamment de trouver une solution permettant de vous replacer en conformité avec la réglementation sous 6 mois. (souligné !) L’absence de régularisation des statuts dans ce délai pourrait aboutir à l’abrogation des arrêtés précités et entraîner ainsi la perte du bénéfice d’une médicalisation complémentaire. » !!!
Que constate-t-on à la lecture des statuts de l’AIGE ?
-article 2 : « Cette association a pour objet de créer et de gérer… l’établissement pour personnes âgées Les Emeraudes.» Or, cet établissement n’a pas été créé par l’AIGE mais par le SIPAG (voir historique : l’établissement a ouvert en 1991). Est-ce pour justifier son droit revendiqué à gérer que l’AIGE laisse croire qu’elle est à l’origine de l’établissement ?
Quand on poursuit la lecture des statuts de l’association, on constate que son bureau pourrait être exclusivement composé d’élus, ce qui n’est pas compatible avec la gestion d’un établissement créé par un syndicat intercommunal qui est une structure publique : on est loin d’une association indépendante des pouvoirs politiques locaux !
Rêvons un peu : si le vote des élus délégués au SIPAG de février 2009 avait été respecté et la procédure engagée poursuivie depuis un peu plus de trois ans, l’établissement public eût probablement été créé (les simulations du cabinet KPMG montraient qu’il était viable), les communes seraient représentées au Conseil d’administration, sans doute présidé par Monsieur le Maire de Vaugneray, les travaux de rénovation-restructuration seraient en cours, et nous pourrions presque dormir sur nos deux oreilles…
Mais non ! Avec la procédure de cession de la gestion de l’immobilier à une seule des communes, voilà une nouvelle démarche de contournement de la réglementation pour pérenniser l’AIGE ! Si le 7 décembre 2011, je pouvais encore comprendre : avec un peu plus d’1 000 000 €, une commune devenait propriétaire de l’établissement (certains auraient médit en soulignant qu’elle faisait une bonne affaire…) Mais aujourd’hui, pour une somme un peu inférieure, (880 000 €), la commune en question ne serait pas propriétaire, elle paierait cette somme pour qu’on l’autorise à assurer seule la gestion de l’immobilier de l’établissement, propriété du syndicat intercommunal… Étrange…
Et que devient alors l’idée de mutualisation qui est la base de l’existence d’une structure intercommunale : permettre à des communes de mettre en commun leurs moyens financiers, leurs compétences humaines, leur matière grise, leur volonté politique pour générer et assurer des services allant dans le sens de l’intérêt général ?
Avec un tel projet, en plus du contournement évoqué précédemment, on assisterait à un début d’entreprise de démutualisation. Ne comptez pas sur moi pour approuver et accompagner une telle démarche. Je suis convaincu que la transformation en établissement public de l’actuelle MAPAD « Les Emeraudes » est actuellement la seule façon de pérenniser cette structure en respectant les objectifs que le Comité syndical avait définis et votés en février 2009 :
- maintien de l’établissement sur le territoire du SIPAG
- accès à des prix de journée abordables pour les personnes les moins favorisées
- conserver l’agrément des 94 lits à l’aide sociale
- conserver le droit de regard sur le domaine et la gestion de l’établissement
Le 23 mai 2012, le Comité syndical du SIPAG a, pour la seconde fois, voté le principe de création de l’établissement public. (Délibération N° 14- sur 26 votants, 18 pour, 2 contre, 6 abstentions)
A SUIVRE…
Bref compte rendu du Conseil Municipal du 22 octobre 2012
Présentation du rapport d’activité 2011 de la Communauté de Communes des Vallons du Lyonnais par son président M. Malosse
Ce rapport est disponible sur le site internet de la CCVL. Suite à cette présentation les élus BPP ensemble à gauche ont questionné le président de la CCVL sur les points suivants :
- La décision prise par la CCVL (à l’unanimité sauf l’abstention du délégué BPP ensemble à gauche) de passer à partir de janvier 2013 à une seule collecte hebdomadaire pour les ordures ménagères va poser des problèmes notamment pour le centre bourg. Le président de la CCVL
- s’est engagé à traiter le cas des immeubles qui ne pourront pas accueillir des bacs plus gros. Comment et sous quel délais… cela n’a pas été précisé !
- a dit que les achats de bacs à ordures plus gros seront à la charge des habitants, même si ces derniers ont déjà acquis des bacs de plus petite taille
- s’est engagé à ce que la collecte se fasse au plus tard… le jeudi !
- Les élus BPP ont pointé que l’entretien des voiries par la CCVL était défectueux sur plusieurs zones de la commune (balayage,…). Point confirmé par l’adjointe aux travaux.
- L’EPORA (office d’aménagement foncier) auquel la CCVL a été contrainte d’adhérer en 2008 par décision préfectorale a depuis prélevé plus de 1 million d’euros sur le territoire (via les impôts locaux) sans qu’à ce jour une seule opération foncière n’ait été engagée en retour par l’EPORA ! Les élus BPP ont demandé que la CCVL intervienne auprès du Préfet pour faire cesser ce « racket » sans contrepartie.
- Les élus BPP ont remis au Président les horaires des bus des nouvelles lignes Sytral 10 et 11 qui vont desservir Brindas en janvier. Petit clin d’œil, le Président de la CCVL (opposé à l’adhésion au Sytral) ayant tout fait pour retarder ce projet !
Vote des frais de mission pour la participation au congrès des maires
Mme le Maire et 4 adjointes vont se rendre au congrès des maires fin novembre. La commune remboursera les frais afférents. Les élus BPP ont souligné que le nombre de participants était élevé. Si toutes les communes de France envoyaient comme Brindas 1 représentant pour 1000 habitants, il y aurait plus de 60 000 participants au congrès des maires !
6 abstentions dont les 5 élus BPP ensemble à gauche
Régularisation de la cession à titre gratuit d’un terrain au Service Départemental d’Incendie et de Secours situé dans la zone des Andrés
L’opération n’avait pas été correctement menée d’un point de vue juridique en 2009
Vote unanime
Question Diverses :
- Les élus BPP ont demandé à Mme le Maire des précisions sur les courriers qu’elle s’était engagée à envoyer auprès du département et d’ERDF suite à la création du collectif des riverains de la RD 75 dont les représentants étaient intervenus lors du dernier conseil. Mme le Maire a répondu que ces courriers (à ce jour sans suite) avaient été envoyés et des copies adressées au collectif.
- Les élus BPP ont demandé une remise en état rapide des barrières en bois de protection chemin des Andrés et le long de la RD 11 ainsi que le traitement du point noir (absence d’éclairage) au passage alterné du chemin d’en Pelly
- Les élus BBP se sont félicités de l’isolation thermique en cours des logements sociaux de la Montée de l’Ancienne Gare réclamée depuis longtemps et demandent que soit désormais programmée la remise en état de l’immeuble en face de la Place des Marronniers.
Boire un petit coup, c’est agréable … (si si si si si si la la sol ré)

Ah Guignol, pas moyen d’ faire le lézard pendant la canicule. Pourtant, août s’annonçait plan-plan* : mon correspondant à la Fête en bas d’chez toi, les lundis de la Transfiguration, de la St Hippolyte, de la St Bernard, il avait rien à se met’ sous la dent, ni sous les papilles, vu que les Municipaux i se dispensaient de descendre à la Fête. Remarque, i z’ont bien fait pace que y’a pas de clime là-bas et i z’auraient ben risqué de prendre un coup de soif, surtout certaines et certains qui bajaflent* tant que tant.
Mais voilà, c’était compter sans la vogue, le bal, la buvette et la Première d’la Classe…Pi, mes bourgeois*,acque l’actualité, i z’oublient un peu les congés payés. Bref, la Première d’la Classe, elle connaît pas la cagne*, rien ne l’arrête dans ses arrêtés…Donc, le lundi de la St Bernard et les jours d’avant, faute de grive à la Fête, y’avait la vogue, le bal, la buvette et les Classes, à La Paix*. I faisait ben tiède à ce moment.
Dis donc Guignol, j’ai été attrapé de pas trouver Gnafron à la vogue, enfin, à la buvette, en train d’se rincer la gargagnole*. I paraît qu’il est pas venu pace qu’il avait la traquette* de manquer.Il est un peu pignocheur* Gnafron pour les liquides. Dans les monts et vallons, i pressent pas que le Coteau du Yonnais rouge, blanc ou rosé ; ceusses de l’agriculture, i produisent aussi du lait, du jus de framboise, du nectar de pomme…Pas le moindre petit degré d’alcool, elle n’a autorisé à la buvette, la Première d’la Classe. Et Gnafron, ça l’a secoué*de pas pouvoir grumer*ses préférences…Pourquoi elle a fait ça aux Classes, la Première ? ça a dû leur pourrir la cache-maille*, non ? Pi comment i z’ont fait, les gones et les fenottes pour valser sans fortifiant ?
Çui du journal quotidien qu’a écrit l’artique du 20 août à propos de la vogue sans alcool, est-ce que souffrant de la canicule, i s’est pas un peu fiolé* pour espliquer aux lecteurs que c’était le Conseil des Municipaux qu’avait voté une telle privation sans modération ? Les Municipaux, mis à part, peut-être, les aides de camp de la Première, non seulement i z’avaient pas été mis au parfum, mais, on leur avait même caché la mauvaise gandoise*.
On a du mal à s’y retrouver chez les Uèmepés : entre ceusses de la Droite Populaire qu’ organisent des « vogues sauciflard-pinard » et une Uèmepézélée qu’interdit l’alcool lors de la fête de son village, ça complique ben encore un peu la comprenotte* de l’identité nationale française qu’i nous ont longuement contée, sans grand succès, y’a quèques mois, nos Uèmepés , alors encore aux manettes…Gnafron, lui au moins, il oublie pas qu’en France, y’a des vignes et des bistrots presque partout, même à Brindas…P’têt qu’elle se cherche, not’ Première ? Après le coup du 8 mai où qu’elle voulait nous faire tous profiter d’la messe avant le défilé, songerait-elle à se convertir à une religion sans alcool ? Trêve de piapias*, Guignol, c’est quoi sa lichette fifi*à la Prem’ : la framboise ou la pêche de vigne des coteaux ? Reste plus qu’à espérer qu’elle va pas faire le cabochon* en interdisant l’alcool le jour de la Foire aux Echelles : ça serait vraiment l’escalade…
Quand même, faire ça le jour de la St Bernard, j’en suis tout couâme*. Moi, la St Bernard, ça me fait me penser en dedans, au chien du même nom : rappelle-toi, Guignol, les gravures des livres de la Laïque qui montraient ce beau chien bien emmitouflé dans son épaisse fourrure, avec, au collier, un caquillon* plein de blanche*.Le St Bernard escaladait les montagnes enneigées pour secourir les alpinistes égarés et les ravicoler* avec le breuvage tiré du caquillon.
Revenons à Brindas et à la vogue. Faudra p’têt, dans les années à venir, songer à remplacer la buvette par un jeu de massacre…Quand même, Gnafron, faudra t’adapter, si la Première elle persiste. Tu feras presque comme le vendredi, jour de marché : tu partiras vers La Paix à la vogue et au bal avec ton Caddie. La différence, c’est que, le vendredi, tu démarres à vide. Pour la vogue, tu partiras chargé de quèques flacons pleins…Remarque, la Prem’, pour sauvegarder l’ordre public, au lieu d’interdire les alcoolisées, elle peut faire installer des caméras de surveillance autour de La Paix, pi embaucher des vigiles avec des chiens. Les chiens, porteront-ils des caquillons ? Si oui, qu’y aura-t-il dans les caquillons, de la blanche ou de la camomille ? Faudra que les Municipaux délibèrent, non ?
Le Babiant août 2012
Plan-plan : paisible bajafler : bavarder bourgeois : patrons
Cagne : paresse La Paix : place de pignocheur : difficile
Se rincer la g… boire un coup secoué : contrarié grumer : goûter
Cache_maille : tirelire se fioler : s’enivrer gandoise : plaisanterie
Comprenotte : compréhension piapias : commérages lichette fifi : boisson favorite
Faire le cabochon : s’entêter couâme : surpris caquillon : tonnelet
Blanche : gnôle ravicoler : réconforter la traquette : la trouille
Du réchauffé…
Comment va Guignol ? Voyons voir de quoi qu’on a causé, le lundi de la St Prosper, à la Fête, en bas d’chez toi. Parlons prix, prix bas comme qu’i dit le Breton épicier. Pour ce qui nous occupe, Guignol, i s’agit des prix du bouchon* des écoles de Brindas. C’est curieux : d’après ce que mon correspondant à la Fête, i me conte, les Municipaux, à propos des machons*, i causent que picaillons*, au yeu*de parler platelée*…
Attention Guignol, y’a bouchon et bouchon. Remarque, aux écoles, à Brindas, y’a les deux, à ce qu’i paraît : y’a le bouchon yonnais où que les gones i se relichent* ; après avoir peiné* le matin, i font une réfection de dessous le nez*avec un bon machon*, pi y’a aussi le bouchon dans la salle pour trouver une place, pace que le restaurant des écoles, il est tant et tant renommé que ça bouchonne tant y’a des gones qu’arrivent pour banqueter.
Ah Guignol, y’en a ben qui vont pleurer chez mes bourgeois* que je conte du réchauffé. Mais moi, j’y peux rien si mon correspondant à la Fête, i me rapporte des délibes* qui reviennent chaque année comme les hirondelles et que les Municipaux, i bajaflent* tant que tant.
Le QF*, d’année en année, est toujours une valeur sûre pour que la Première d’la Classe prenne le foutrau*.Elle est toujours allergique malgré les piqûres de rappel des Bépédegauches. Bon, cette fois, quand çui d’la Finance du Club des Cinq a abordé le sujet, ça a commencé piano, avec le sourire : c’est qu’la Première, elle l’attendait, la complainte du Bépépé d’la Finance. Mais, la trêve fut de courte durée ; çui d’la Finance, c’te fois, la Première, elle lui a coupé franc*la sifflette, elle a tiré plus vite que son ombre…Avant même qu’il ait pu dégainer ses dernières tatistiques de l’Inecée, elle a fait vilain, clamant que les Brindasiens étaient tous pleins de picaillons* et que, donc, elle faisait la même ristourne à tous. Repue*, elle a ajouté que, si, par hasard, y’avait des particuyers* qui seraient passés à travers les pécuniaux*, i pourraient toujours aller au Cessez.A.S….
A l’année prochaine…
Le Babiant juin juillet 2012
Bouchon : restaurant machon : repas picaillons, pécuniaux : sous
Platelée :contenu de l’assiette se relicher : se régaler peiner : travailler
Faire une réfection de dessous le nez : reprendre des forces bourgeois : patron
Délibes : pas yonnais ; délibérations bajafler :rabâcher Q.F : quotient familial
Prendre le foutrau : se mettre en colère repue : satisfaite
Particuyers : personnes Cessez.A.S. :centre communal d’action sociale
Où ?
Guignol, t’sais p’têt pas que les Municipaux, avant le lundi de la St Prosper où i se sont retrouvés de collagne* pour tenir les parlements* habituels, à la Fête, en bas d’chez toi, i z’avaient ayu* de la lecture dans leurs casiers à l’Hôtel de Ville ( la mairie, faudra l’appeler comme ça quand Verdun* sera relookée*). Apparemment, y’avait ayu* auparavant, depuis quand, on ne sait précisément, quèques tiraillements* ou criailleries* épistolaires entre la Première d’la Classe, l’Aide de camp aux salles et placards et le Lien de l’Amitié, t’sais, l’association qui s’attache à ceusses qui tombent vieux* dans not’ bonne ville de Brindas.
C’est vrai que ceusses du Lien, d’après mon correspondant à La Fête, i z’ont été un peu francs du clavier et i z’ont ayu* la touche un rien acerbe pour ablaguer* de reproches les fabriciens* municipaux qui les ont délocalisés les autrefois*au Carré d’Ass*.La Première d’la classe, qu’a pas l’habitude de se faire arraisonner* à regonfle*, s’est pas vraiment relichée*avec la potion à maire parvenue en l’ Hôtel de Ville un beau matin…Où va-t-on Guignol, si ceusses qui tombent vieux*, i se mettent à s’indigner des décisions des bargeois* de la Cité ? C’est-i pas le monde à l’envers ? Y’a pas d’raison, faut qu’i filent comme les autres…droit au Carré*. Faut pas pousser grand-mère dans les orties, comme qu’i disaient les gones des autrefois…
Pourquoi vouloir à tout prix qu’i z’aillent s’assirent là-bas ? « C’est bon pour l’intergénérationnel ! » qu’elle a bajaflé*, la Première. Mais elle a aussi espliqué que les tantôts*, ceusses du Lien, i z’ont d’la place, puisqu’i sont tout seuls, i peuvent même jouer aux quat’coins…Mais alors, comment qu’elles se font donc, les rencontres intergénées, puisque ceusses qui sont pas encore tombés vieux, i sont pas là, au Carré ,à la distraction, mais au boulot ?C’est p’têt de l’intergénérationnel virtuel ? T’en as entendu causer Guignol ?
Pi, le bouquet, c’est le placard…et le réduit où qu’ i s’installent pour mener leurs activités bureautiques électroniques : ceusses du Lien, depuis qu’on les a privés de la Fête, en bas d’chez toi, i se sentent à l’étroit. Remarque, placards et réduits, il en faut, ne serait-ce que pour exiler la machine quand elle fait la sotte avec ses bugs, mais pas pour installer ceusses qui s’activent avec les courriels : ça fait un peu penser aux bourgeois vexés qui mettent au placard des collaborateurs un peu trop remuants…Ceusses du Lien, i préfèreraient avoir un bureau ovale, comme çui de l’Amérique, plutôt qu’ un réduit de 5m2 : remarque Guignol, au prix qu’il est le m2 de terrain, ça fait une somme…
Le Premier d’cordée des Bépépédegauche, il a ben essayé d’jouer le serrurier pour entrouvrir le portillon*que ces échanges épistolaires avaient, lui semble-t-il, verrouillé…La Seconde de cordée, arrivée en renfort, s’est demandé si la règle de l’unité de lieu, si chère à la tragédie classique, ne pourrait pas souffrir quèque dérogation pour le lien intergéné qui tirerait profit d’un peu de souplesse…
Rappelons-nous qu’est-ce qu’i disait le roseau au chêne dans une La Fontaine* apprise à la Laïque :
« Les vents me sont moins qu’à vous défavorables ;
Je plie et ne romps pas »…
Le Babiant juin juillet 2012
De collagne : ensemble parlements : discours ayu :eu
Relookée : du Grand Breton ? tiraillements, criailleries : disputes, conflits
Tomber vieux : vieillir ablaguer : accabler fabriciens : ceux qui dirigent(dans le domaine de la canuserie
Carré d’Ass : maison des associations à Brindas
Arraisonner : faire des remontrances à regonfle : en abondance
Se relicher : se régaler bargeois, bourgeois, dirigeants, patrons
Bajafler : répéter les tantôts : les après-midi
Une La Fontaine : une fable de L.F les autrefois : autrefois
Les résultats de Brindas et de la circonscription au second tour des législatives

Au second tour des législatives, Florence Perrin obtient un peu de 40% des voix. C Guilloteau, député UMP perd donc 4 points par rapport aux législatives de 2007. A Brindas, Florence Perrin progresse de 6 points pour atteindre 41%. C’est un encouragement pour les élus BBP ensemble à gauche. Pour la première fois, une commune de la circonscription (St Genis l’argentière), a placé la gauche en tête lors d’une élection nationale ! d’autres ne sont pas loin, comme St Genis les Ollières (47%). Le chemin sera long dans nos communes… mais ensemble tout deviendra possible !














