15 mars 2017

Quel avenir pour les commerces à Brindas ?

En quelques mois, trois commerces viennent de fermer à Brindas.

On peut certes toujours mettre en cause les capacités de gestion des propriétaires. Il nous semble que cette explication est insuffisante : d’autres commerces sont également en situation fragile.

Nous alertons depuis longtemps sur la situation anormale de l’offre commerciale de Brindas pour une commune de 6 000 habitants.

On allèguera aussi la situation géographique, la densité des grandes surfaces ; tout ceci est réel. Mais d’autres villages alentour, Vaugneray, Grézieu, sont dans la même situation et connaissent une activité commerciale bien plus forte.

Alors pourquoi ?

Sont en jeu, à notre avis, l’attractivité du centre village, l’offre de surfaces commerciales disponibles et la vision de ce que doit être aujourd’hui et pas il y a 30 ou 40 ans, une stratégie de dynamisation du commerce local.

Il nous faut des locomotives mais bien ciblées pour ne pas tuer le « petit commerce ».

Le risque est également que le développement commercial, comme cela commence à être le cas, se fasse de manière privilégiée dans la zone d’activité des Andrés ou aux abords. Est-ce le modèle d’urbanisation que nous souhaitons ?

Nous voulons une offre commerciale qui permette de minimiser les déplacements, notamment pour les publics fragiles. Nous voulons un centre qui soit un lieu de rencontre.

Il est temps là aussi de construire une stratégie globale et à long terme.

Il existe au sein du conseil municipal une commission « vie économique » qui pourrait se réunir et se pencher sur le sujet !

 

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28 novembre 2011

Bulletin BPP n°29

Il sera distibué par nos soins dans toutes les boites aux lettres de la commune durant la semaine.

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et  pour une lecture plus facile, la version PDF : _29 1_ et _29_2

Posté par M-P-M à 14:22 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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10 février 2008

Questions posées aux candidats

 

DEVANT CHEZ VOUS n° 31 février 2008

Suite et fin des questions posées aux candidats avant les échéances électorales des 9 et 16 mars prochain

 

PATRICE CORNUT CANDIDAT

URBANISME

Nous avons insisté pour que le POS passe en PLU mais la concertation avec la population aurait dû être mieux travaillée. On a assisté à un mixage anarchique de Brindas. Nous voulons une urbanisation maîtrisée, davantage de logements sociaux dans la ZAC des Verchères notamment, car on ne répond pas aux besoins de la population. Notre volonté est de prévoir un habitat conçu pour les séquences de la vie : logement social, maison, logement adapté. La villa a été privilégiée au détriment du parc collectif et nous souhaitons inverser cette tendance.

COMMERCE

Si nous ne voulons pas devenir un village dortoir, il va falloir maintenir une attractivité qui passe par le commerce local. La rénovation de la rue du bourg que nous avions demandé apporte de la convivialité et donne envie à certains commerçants de venir s' y installer. Nous allons faire réaliser une étude de commercialité qui mettra en valeur les besoins et les insuffisances. Quand les conclusions seront connues, nous pourrons faire des propositions. 33% de la population est âgée, il y a donc un vrai besoin, mais nous manquons de disponibilité. Au niveau de la ZAC des Verchères, il faudrait que les rez-de-chaussée d'immeubles soient réservés aux commerces.

TRANSPORTS ET DÉPLACEMENTS

Au cours du mandat, nous avons voulu améliorer l'offre des transports en commun en augmentant le nombre des fréquences. D'après un sondage évaluant les besoins de la population, une ou deux rotations supplémentaires auraient été nécessaires mais il aurait fallu mettre la main à la poche. Nous sommes bien entendu favorables à l'adhésion de la CCVL au Sytral.

En ce qui concerne les déplacements en mode doux, nous voulons réfléchir à une éventuelle piste cyclable ou à une navette de ramassage scolaire qui "puisse amener les élèves au collège car il y a un vrai problème de saturation des parkings à la sortie des écoles. Nous voulons aussi sécuriser les accès pour les personnes à mobilité réduite et les plus âgées.

 

PETITE ENFANCE ET PERSONNES ÂGÉES

Le problème du foncier et l'absence de mixité sociale entraînent des conséquences: les deux parents doivent travail1er, faire garder leurs enfants et l'on manque d'assistantes maternelles, celles-ci n'ayant pas la possibilité d'habiter dans la commune. Plutôt que de faire des résidences, nous souhaiterions le maintien des personnes âgées à domicile si leur état de santé le leur permet. Mais toujours par manque de logements, nous manquons d'infirmières. Il est impératif de pouvoir offrir un logement à tous.

CULTURE ET LOISIRS

L'utilisation de la salle des fêtes doit être revue. Il faut qu'elle trouve une dimension culturelle car pour le moment elle est juste louée pour des mariages. Une adéquation est à trouver avec le Théâtre Guignol.

Il faudrait faire expertiser la Ferme Fayet qui a été rachetée par la mairie il y a trois ans et dont on ne connaît toujours pas l'utilisation future. En fonction de l'état du bâtiment et compte tenu de sa proximité avec le centre village, on pourrait en faire un lieu d'exposition ou en profiter pour agrandir la médiathèque. Arrêtons de transformer le périurbain en cité dortoir. Nous souhaitons aussi développer un partenariat avec des associations sportives et culturelles de manière à ce que tout le monde puisse y accéder en faisant en sorte que la cotisation soit adaptée au revenu.

ENVIRONNEMENT

Notre souhait est de mettre en place un repas bio par semaine dans la cantine scolaire, et de développer la culture biologique en nouant des partenariats avec les agriculteurs.

Au niveau des logements sociaux, ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les normes HQE mais THQE, des normes plus contraignantes mais dont la performance énergétique est meilleure et qui permettraient de diminuer les charges des locataires. Nos devons arriver à réduire la facture de certains bâtiments communaux énergivores et aider les gens qui souhaitent s'équiper en panneaux solaires par exemple, en leur expliquant qu'ils seront financièrement gagnants.


 

08 octobre 2007

Faire vivre le centre bourg

Le 5 octobre, à notre initiative, et en présence de René Lambert, Maire de Francheville, une réunion publique sur le thème "faire vivre le centre bourg a eu lieu à la petite salle des fêtes en présence d'une quarantaine de personnes.

Après une brève introduction de Michel Weill, président de l'association, les élus BPP ont présenté le constat et des pistes d'évolution retracés dans le diaporama qui suit.

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Discussion

 

Dans la salle on signale que l’école du village est devenue la plus grosse du département (23 classes) et que les voitures des enseignants représentent déjà ¼ des places disponibles et que les parkings du Carré d’ASS vers la maternelle sont saturés. Patrice Cornut rappelle que Brindas a eu une croissance très forte et que l’un des buts du « PLU » est de réussir à la maîtriser. Il s'agit de porter celle-ci à 1,4%/an contre 2,8% actuellement et cela est immédiat depuis l'adoption du SCOT qui se décline dans le PLU.

Il est souligné aussi que la montée de la rue du Clos a vu sa circulation très fortement augmentée et que ce n’est pas le timide panneau « 30km/h » placé à une extrémité qui freine les voitures. Cette voie est devenue dangereuse. Il est fait aussi référence à la grande dispersion de l’habitat sur la commune, pour la moindre nécessité il faut prendre la voiture ce qui parfois pose de réels problèmes pour une population qui vieillit. Par exemple il y a peu de boîtes aux lettres en dehors du  centre du village.

M. Lambert :
« Quand on touche à la ville, c’est très compliqué car c’est le changement des habitudes. Jusqu’à aujourd’hui l’automobile a été présentée comme une panacée et maintenant c’est devenu l’ennemie. La transition est difficile.
Les écoles ont un problème : les entrées et sorties. C’est malheureusement sous ce seul angle que l’on évalue la taille de l’établissement.

Utilisation des parkings :
« Attention quand on est monté dans sa voiture, on n’en descend pas, on dépose les enfants au plus près, donc prudence avec les parkings à distance. S’arrêter à distance et continuer à pieds avec l’enfant c’est une vision idéale mais….
Quand on fait une nouvelle route, il faut penser à la « circulation douce » piste cyclable, allée piétonne. Tout ceci prend de la place et ne peut se faire que lors de la création d’un nouveau quartier. Une zone bleue permet de désengorger les centres-villes car naturellement on met sa voiture là où il y a du monde. « On compte sur le commerçant pour surveiller sa voiture…. ». Il faut aussi intervenir auprès des constructeurs pour leur imposer la création de garages proportionnés à la taille des appartements.

La possibilité d’un ramassage scolaire sur la commune de Brindas est évoquée car il y a des hameaux éloignés. L’exemple de Pierre Bénite est cité. Mais c’est un moyen onéreux. Cependant il pourrait se traiter dans un projet global de transport sur la commune ou au niveau de la CCVL.


Une personne explique que le « Pedibus » a été abandonné car cheminer le long des rues de Brindas (exemple : rue des Varennes) avec des trottoirs aléatoires et une circulation importante de poids lourds augmente trop les risques.

M. Lambert rappelle que les services publiques sont nécessaires mais qu’ils ont un coût qu’il faut savoir assumer en tant que contribuable.

Il est rappelé que l’aire de jeux pour enfants située près du stade est très dégradée, il ne reste presque plus rien. « Les choses disparaissent progressivement ».
L’emplacement de l’espace de jeux situé en dessous de la maternelle, le long de la RD 30 est jugé peu judicieux et de nombreux doutes sont émis quand à son utilisation.

S. Delay parle des infrastructures
et évoque la nouvelle maison des associations, le Carré d’Ass’ qui est une belle réalisation donnant satisfaction à ses nombreux utilisateurs. Toutefois, si le succès se confirme, les demandes d’expansion des activités par les associations seront difficiles à satisfaire, particulièrement en soirée. A la rentrée 2008 devraient être enfin ouverts au public (élèves, adhérents d’associations) le gymnase du collège (CCVL) et la salle de gymnastique municipale. 
M. Lambert rappelle que le choix de densifier le village est un choix éminemment politique et qu’il faut du courage pour prendre cette décision.

Attention pour la création d’un contournement du village. Il doit se faire après la restructuration du centre ville. Vérifier l’importance du « commerce de passage » dans le commerce global. Au besoin faire faire une étude. La réhabilitation de l’ancien est très difficile et toujours très onéreux (mise aux normes, accès handicapés etc.) Pour les espaces publics il y a beaucoup de problèmes de conformité. Enfin pour les ados, il ne faut pas chercher à créer des cadres trop bien définis.


Une question est lancée : « Quel est le pouvoir des maires en matière de création de commerces ?

M. Lambert répond : « aucun .. ! Si l’on choisit un type particulier (ex métier de bouche) on risque de voir se créer des zones de rez-de-chaussée vides murées avec des parpaings. Une municipalité ne peut acheter un commerce et le mettre en gérance que s’il y a une carence avérée de ce service dans un rayon assez large. Implanter une épicerie dans un quartier excentré de Francheville serait aussitôt contesté par les grandes surfaces alentour ».
D’ailleurs il faut lutter avec pugnacité contre les grandes surfaces pour qu’elles ne ferment pas leurs magasins de village pour pouvoir en ouvrir en centre ville. C’est un exemple vécu à Francheville où sans prévenir une agence « Casino » a été fermée.

Une idée a jailli dans la salle : « Et si l’on transformait la Ferme Fayet et sa cour en halle pour le marché ? »

 

M. Lambert dit que pour lutter contre son « ghetto de riches » il faut faire en sorte que les citoyens se rencontrent car « quand on connaît son voisin on n’a plus peur et l’on n’est pas tenté de voter pour des partis extrêmes… ».

Attention à la transformation des associations « loi 1901 » en clubs qui ne servent qu’à faire fonctionner des professionnels. D’autre part, il est nécessaire qu’une concertation s’instaure entre associations pour éviter la création d’activités « doublon » sur une même commune (gare à la création de clans séparés qui ont pourtant les mêmes finalités).

La nouvelle réglementation, particulièrement en ce qui concerne les associations sportives, oblige à embaucher des animateurs brevetés d’état pour assurer les cours (il peut arriver que des parents bénévoles aident un animateurs pour l’encadrement des enfants, dans ce cas il faut que l’animateur soit breveté d’état) Même en ce qui concerne les autres activités (encadrement, peinture ….) il devient de plus en plus difficile de trouver des bénévoles pour assumer ces tâches.

Michel Weill conclut la séance en nous conviant au buffet campagnard et les discussions se sont poursuivies tard dans la soirée.